mardi 27 septembre 2011

Ah, la Wallonie!

Ah, la Wallonie! Voilà une belle région qui est pourtant méconnue. Je vais profiter aujourd'hui de la fête de la Communauté Française de Belgique pour faire un tour non exhaustif des richesses, des atouts et des particularités de ce territoire peuplé de personnages hétéroclites et fort sympathiques appelés Wallons.

Ah, la Wallonie et sa jovialité reconnue dans le monde. Ses habitants sont toujours prêts à faire la fête. Qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige, le Wallon ne recule devant rien pour une partie de franche rigolade. Il a une philosophie positive qui lui permet de sortir souriant de toute situation qui pourrait être pathétique. Son secret : l'auto-dérision.

La Wallonie a ses associations, ses cercles, ses clubs, ses partis, ses réseaux : le Wallon n'a pas attendu internet pour être en relation avec ses comparses. Tout prétexte est bon à prendre pour faire la fête. Et, justement, les assemblées sont un bon alibi pour sortir le week-end : le souper spaghetti, le stoemp, ou encore une petite soif-party pour soutenir les jeunes, c'est important.

La tradition wallonne des bistrots et des cabarets est bien plus qu'un mythe, qu'une légende : c'est la base de la vie collective du Wallon. Il y déguste quelques bières en jouant au couyon ou au whist. Peut-être choisira-t-il plutôt de tenter sa chance avec le bingo, ou tout simplement, il s'y arrêtera pour lire sa gazette ou fêter un quelconque évènement?

Il faut goûter à la fête et au folklore Wallons. La propension du Wallon à trouver et à développer des traditions festives est absolument édifiante. Et cela du premier janvier au trente-et-un décembre. Qui ne connaît pas le carnaval de Binche et ses Gilles qui envoient des oranges aux spectateurs? Bien que cela soit un des piliers du patrimoine folklorique, c'est une fête parmi tant d'autres.

Cela commence au nouvel an, et cela se termine par les fêtes de fin d'année qui commencent début décembre avec la Sainte-Barbe, Saint-Eloi ou Saint-Nicolas. Entre temps, il y aura eu les carnaval, les laetare la saint-Toré, Pâques, les communions, le doudou, la fête nationale, le quinze août, les fêtes de Wallonie, et toutes les fêtes régionales comme le goûter matrimonial ou la Simpélour.

N'oublions pas les étudiants wallons et leur sérieux. Celui qui n'a pas visité les campus lors de la rentrée académique ne peut pas s'imaginer l'ambiance irréelle qui règne pour fêter l'arrivée des jeunes adultes dans le monde de l'élite intellectuelle. A coup de « Bleu, gueule en terre ! » ou d' « à-fonds » ils ont la chance d'être recoiffés à la tondeuse tout en apprenant des chants paillards.

Il faut voir ces futurs ingénieurs ou futurs médecins se tenant main dans la main et chantant « j'ai, j'ai, j'ai, j'ai quelquechose de pointu qui me rentre dans le cul qui m'empêche de marcher » Ou encore voir les cortèges de la Saint-Nicolas avec tous ses étudiants assoiffés tendant leurs chopes vers le char à bière tout en fredonnant leur admiration à leur faculté.

La politique Wallonne est un concept en soi. La patrie de Zola, Jaurès et des enfants de Germinal, c'est la Wallonie. Ici, même la droite est à gauche. Le diction régional est le suivant: « rien ne sert de travailler, il suffit d'avoir la carte F.G.T.B.» A coup de réformes sociales, les dirigeants politiques ont réussi à fidéliser leurs électeurs, c'est un modèle universel de clientélisme.

Ne nous éternisons pas sur les choses négatives et faisons un détour par la gastronomie Wallonne : Chimay, Leffe, Orval, Rochefort, Ciney, St-Feuillien, Bush, ou encore Maredsous, Herve, Trou d'Sottai,... Péket, Maitrank, Genièvre... Le chocolat Galler ou Jacques, les fraises de Wépion, les cougnoles, le cramique, le sirop de liège... La tarte al djote, le lapin du lundi parjuré ou encore le pâté gaumais. Qui oserait seulement évoquer les frites?

Il est à noter que la Wallonie a un rayonnement planétaire. Les wallons sont très discrets là-dessus, et pourtant, elle s'est offerte au monde : les verres Durobor, Simenon, Julos Beaucarne, Sandra Kim ou encore Raymond Devos. Évidemment, le plus connu d'entre tous, est le célèbrissime Jean-Claude Vandamme : il a réussi à éclipser tous les autres.

Il est impossible de refermer ce billet sans évoquer ce qui représente le plus la joyeuseté, le folklore, la fête et la convivialité de la Wallonie insouciante. Grâce à une mélodie bien rythmée, des paroles inspirées et la bonne humeur contagieuse, ce wallon a fait danser la planète avec son tube : je parle bien entendu de la Danse des Canards de J.J. Lionel. Ça aussi, c'est la Wallonie.

C'est tout ça la Wallonie. N'est-ce pas Brandon?

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