mardi 4 octobre 2011

À Vous

(En réponse au texte de Nora Gaspard : À Vous)

Un jour, nous nous rencontrerons. Nous ne savons pas quand, mais cet instant sera un don.

Je me laisserai bercer par vos promesses, comme je voudrai y croire. La beauté de l'Amour ne se conjugue qu'au futur en tenant la main de son Aimée dans le présent. Les étoiles au fond des yeux, les mensonges au creux des oreilles, nous voyagerons au rythme de nos frissons.

Le frémissement de notre fièvre sera couvert par le souffle des mots que nous partagerons. Nos regards se croiseront. Bien au delà des paroles, ce sont nos esprits et nos cœurs qui s'écouteront, qui se comprendront.

Je pourrai timidement vous dire que vos écrits me bouleversent, que je suis incapable de vous décrire mes émotions, que vous me faites rêver de douceur démesurée et d'érotisme teinté de pudeur. Vous devrez me croire.

Dans la douce valse entamée par nos âmes, nous pourrons nous élever l'un avec l'autre. Nos yeux se sonderont jusqu'à ce que le monde autour de nous ne soit plus qu'un délicat jardin d'Eden, et nous saurons que nous nous attendions. Votre main sur mon sexe, mes lèvres dans votre cou, nous nous évaderons.

Ces phrases que nous pouvons écrire mais qui restent bloquées au fond de notre gorge, ce sont nos regards qui les transmettrons. Le temps s'arrêtera, juste là, pour nous qui serons assis sous un arbre. Maladroitement nous essaierons de dompter la chaleur de notre désir qui, durant des semaines, nous aura coupé l'envie de manger.

Toute parole étant inutile, je vous laisserai prendre ma bouche. Mes mains découvriront vos formes séduisantes, je vous toucherai la peau, mes doigts effleureront vos seins et votre bassin se frottera à moi. Délicatement, je vous retiendrai contre moi et vous sentirez l'effet que vous me faites lorsque vous m'embrasser.

Peu m'importe ce que vous auriez envie de me dire ou non, que vous ayez écrit pour d'autres hommes ou non. Ce que je saurai, c'est que dans chacune des missives, je me sentais votre destinataire. Qu'à chacune de vos lettres, je me voyais comme votre unique correspondant. Que ce soit vrai ou non, là n'est pas la question.

Dans le silence ou le bruissement, nous apprendrons à nous connaître, à nous sentir. Grâce à nos sens, nous virevolterons. Dans nos rêves, unis nous serons.

Endormis dans le même lit ?


Ce billet a été rédigé en réponse à un défi de Nora Gaspard. J'apprécie énormément ses écrits teintés d'un doux érotisme qui ouvrent la voie à la sensualité de l'imagination. Son oeuvre d'origine À vous devrait vous donner envie de s'abonner à son blog : Les aventures de Nora Gaspard. Je la cite: "Évidemment, comme dans toute création littéraire, chacun sait pour lui et pour lui seul la part de vérité des écrits..."

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