mercredi 18 juillet 2012

Aidez les pirates belges!


Régulièrement, la mot de « particratie » vient désigner le système politique belge. En général, son sens est plutôt péjoratif et les poils des élus s'hérissent lorsqu'ils entendent ce terme. Malheureusement, nous avons de nouveau un bel exemple de cette défense lamentable des partis historiques belges.

Pour pouvoir se retrouver sur les listes des élections communales ou provinciales du mois d'octobre prochain, il y a un certain nombre de démarches à suivre. Entre autres, la récolte des signatures. Il y a deux possibilités. Ou, rentrer dans l'arène parrainé par des élus, ou bien, arriver par la voie qui me paraît la plus légitime : la validation par les électeurs.

En tant que défenseur de la démocratie directe, cette seconde solution me paraît la plus sincère, la plus citoyenne. Pour pouvoir se présenter, les citoyens doivent avoir leur mot à dire. Quoi de plus démocratique ? Si l'élu potentiel n'est pas capable d'avoir le soutien, comment peut-il faire des voix ? Quelle serait l'utilité d'être sur les listes ?

C'est vrai qu'il est probablement plus facile d'obtenir les paraphes des élus. Mais n'est ce pas rentrer dans le jeu politique que je dénonce ? N'est-ce pas déjà se rendre redevable pour un service ? Et surtout, quelle seraient les consignes du parti de l'élu qui poserait son sceau sur le précieux sésame ? Et quel prix à payer ?

Et bien dans ce beau pays qu'est la Belgique, cette seconde solution est vivement déconseillée. Sans vouloir remettre la cause sur qui que ce soit, je ne peux que constater que c'est mission presque impossible. Je ne parle, bien entendu, pas du fait de trouver une centaine de personnes prêtes à soutenir une candidature dans une commune, non.

Je parle du fait que l'organe du gouvernement en charge des élections n'a tout simplement pas encore mis en ligne le papier officiel pour les provinciales ! Ce document, à 58 jours de la deadline, n'existe pas. Vous avez bien lu ! L'administration officielle de ce pays est tellement consciencieuse pour empêcher l'arrivée de nouveaux partis, qu'elle bloque l'accès.

Je suis écœuré de constater que dans mon pays cela se passe encore en 2012. Je suis dégoûté que seulement un média a relayé l'information, c'était l'avenir. Ce n'est pas seulement pour le RWF. Cela concerne également les pirates ! Car nous sommes clairement spoliés. Nous prônons la démocratie participative, nous voulons aller à la rencontre des citoyens !

Sans parler d'une nébuleuse ou encore de prendre le rôle de la victime, je constate que le combat va être dur à mener. Mais ce n'est pas grave, derrière chaque ordinateur, il y a des individus que cela révolte. Les médias traditionnels se taisent ? Et bien, faisons bruisser internet. Il faut que cela buzze, il faut que cela se sache.

Alors, démocrates, pirates ou non, la question n'est pas là ! Faites le savoir, faites tourner ce billet. C'est le moment de donner des coups de semonce ! Montrons aux autorités que nous sommes des centaines, des milliers, prêts à se déchaîner sur le web pour montrer que nous savons ! Et que nous nous ferons entendre.

Nous voulons de la démocratie, nous ne voulons plus des blocages institutionnels si chers aux partis traditionnels. Nous voulons l'accès à la démocratie directe. Nous voulons montrer qu'un autre chemin d'accès aux élections existe. Nous allons de toutes façons traverser les océans, les sept mers et même revenir du bout de la terre.

Car dans l'âme, nous sommes tous des pirates ! Alors, hissons les grandes voiles, le Jolly Roger. Twitter à babord, Facebook à tribord. Palsembleu ! Branle bas de combat ! Battons nous pour cet accès aux listes que les navires de Sa Majesté veulent nous interdire. Nous passerons, quoi qu'ils tentent nous passerons !

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !

Pour leur envoyer un mail directement c'est ici : elections.pouvoirslocaux@spw.wallonie.be
Si vous avez besoin d'informations concernant les élections belges http://elections2012.wallonie.be/ 
L'article "Élections provinciales: les petits partis pénalisés" du journal l'avenir est ici.

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