vendredi 21 septembre 2012

8 lignes


8oyen,

Il est temps de passer à la s8. Finis les moules, c'est l'heure des 8. Pas de noir et blanc, que du super 8. Que tu t'appelles 8liam ou que tu sois geek joueur de 8, ou encore né de parents in8, que tu sois le 8ème nain, peu importe, nous sommes cosmopol8.

Sors de ton 8 clos, ne sois pas une tr8te. Ne suis pas les 8dées des 8stitis ou autres Roger Rab8. Prends ton sac 8ton et vote pour la bonne cond8 car il n'y a pas que le G8. De retour dans ton home s8 home, tu pourras boire une Brugse 8 ou te prendre une c8. Car grâce aux 800 comme toi, qui pour les pirates auront dit 8, la génération future pourra réc8er : « Veni Vidi Vic8 ».

Sur T8ter ou FB, fais du br8 : de chez toi à l'infini, c'est le 8.

13 lignes, je commande 8 ou 13 boissons?

mardi 18 septembre 2012

Ami steenkerque, il est des nôôôôôôôtres!

-->
Ami Steenkerque, Ami Steenkerque,
Lève ton verre, lève ton verre,
Et surtout, ne le renverse pas....

Et porte le frontibus, au nasibus, au ventribus, au sexibus, au pedibus

Et glou et glou et glou et glou....

Il est des nôôôôtres, il a bu son verre comme les ôôôôôôtres !!!!!

Je ne connais pas la, le ou les personnes qui ont taggué les affiches de campagne aujourd'hui. En tant que candidat, je sais très bien que c'est interdit. Mais je ne dis qu'une chose « les gars, appelez nous » ! Les pirates sont là pour vous, pour tous, pour Braine !

Vous en avez marre de la politique traditionnelle ? Vous avez le courage de prendre le temps d'aller peinturlurer les candidats ? C'est déjà un engagement. C'est une méthode de pirate et le navire est prêt pour partir à l'abordaaaaaaaaaaaaage !

«Si t'as des opinions, des idées, de la créativité VOTE différent,  » ! #votepirate #objectif800

Nico

lundi 10 septembre 2012

Urgent : signatures nécessaires


Il reste cinq jours au Parti Pirate de Braine-le-Comte pour trouver les signatures manquantes pour pouvoir se présenter aux élections communales. Pour rappel, si un nouveau parti désire figurer sur les listes, il a deux possibilités. La première est d'avoir l'aval de deux élus sortants. La seconde, le soutien de cent citoyens de la commune visée.

Le Parti Pirate étant un mouvement citoyen, c'est la deuxième solution qui a été choisie. Et le temps presse. Nous avons réuni les signatures pour pouvoir nous présenter pour le district provincial de Soignies, mais pas encore pour la commune. Nous cherchons donc des démocrates qui peuvent nous permettre de nous présenter.

Des démocrates ? Oui ! Accorder votre signature n'est nullement un signe d'appartenance au Parti Pirate ou une promesse de vote. C'est tout simplement nous soutenir dans notre démarche, c'est tout simplement accepter qu'une nouvelle force politique se présente, c'est finalement le signe que la démocratie fonctionne très bien.

Il « paraît » que les militants ou les proches des partis traditionnels ont des consignes pour ne pas les signer afin que nous ne puissions pas nous présenter. Nous ne savons vraiment pas si c'est une rumeur ou tout juste une excellente excuse. Mais ce n'est pas un problème : nous nous adressons à tous les citoyens qui sont prêts à nous laisser nous présenter.

Le Parti Pirate, qu'est ce que c'est ? C'est nouveau ? C'est quoi ce nom ? Sans entrer dans les détails c'est un mouvement citoyen qui arrive depuis la Suède et qui a fait 6 % aux dernières élections allemandes... Nous prônons la transparence et la démocratie liquide (un mélange entre la démocratie directe et la représentative) grâce à un outil open-source appelé liquid feedback. Et enfin une protection complète de la vie privée.

Tous les renseignements sont sur le site officiel du parti : www.pirateparty.be Saviez vous que c'est le seul parti belge, c'est à dire présent tant au nord qu'au sud du pays? C'est également le seul parti européen et mondial... Des pirates de toute la planète se rejoignent pour que les citoyens se réapproprient les décisions politiques!

Quel est le rapport avec les communales ? Et bien, la démocratie liquide et la transparence permettrait de ramener le citoyen au centre du débat. Qui sait à Braine-le-Comte que les éoliennes qui seront plantées vendront l'électricité à une intercommunale carolo qui refacturera aux brainois? Qui sait que le fameux contournement a déjà été rejeté par la région wallonne ? Qui sait que les constructions autorisées par la ville ont un réel impact sur les inondations ?

Mais pour le moment, le débat n'est pas là. Il y a urgences pour les signatures : il nous en manque environ quarante ! Donc, si vous êtes électeur inscrit sur les registres de la commune de Braine-le-Comte et que vous estimez que nous pouvons nous présenter, s'il vous plaît, contactez nous et partagez l'information! Nous voulons juste pouvoir nous présenter. Pour le moment.

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !

contact: brainelecomte@pirateparty.be ou nicolas.boucher73@gmail.com ou 0476 55 48 46

où signer : nous pouvons prendre rdv ou alors je vous envoie un mail avec les documents et je les récupère. Attention, c'est pour vendredi 14 septembre au plus tard.

vendredi 20 juillet 2012

#hellopaul or the power of the Pirates


(la version française se situe plus bas)

Pirates from all over the world,

Yesterday I've asked your help with the #hellopaul twitter hashtag of the day. Because we were missing one official paper to run for signatures.

At 10:16 am yesterday morning #hellopaul was the trend number one in Germany. Then it started to get some relays in Belgium. At the end of the afternoon we were on Geeko, the technologeek blog of Le Soir, one of the main french speaking newspaper in Belgium.

At 7:30 am this morning I received the link to the official documents from a belgian pirate. He founded it on the website of 2012 elections.

I'd like to say thank you to everyone who helped us ! Pirates, democrates, politicians, journalists, citizen. That was a huge demonstration of the power of the participative democracy we are fighting for.

I'd like as well to wish very good holidays to Mr Paul Furlan whose twitter account was burning. I'd like to tell him « How do you do: We are the Pirats » and to recall him that there is still nothing in German... But I'm sure that his administration is working very quickly on it.

Thanks to all. It's time to go and meet the belgian people to tell them that the Belgian Pirats are in town and ready to take their political responsabilities with our without... rhum.

Dreams and Moods

 The link to Geeko is here



Pirates du monde entier,

Hier, j'ai demandé votre aide avec le hashtag twitter #hellopaul parce qu'il nous manquait le papier officiel pour la récolte des signatures.

À 10h16 hier matin, #hellopaul était la tendance n°1 en Allemagne. Ensuite, il a commencé à être relayé en Belgique. À la fin de l'après-midi, nous étions sur Geeko, le blog technologeek du Soir, un des plus importants journaux francophones de Belgique.

À 7h30 ce matin, un pirate belge m'a envoyé le lien vers les documents officiels. Il l'a trouvé sur le site des élections 2012.

J'aimerais remercier tout le monde qui nous a aidé ! Pirates, démocrates, hommes politiques, journalistes, citoyens. C'était une grande démonstration de la puissance de la démocratie participative pour laquelle nous nous battons.

J'en profite pour souhaiter d'excellentes vacances à monsieur Paul Furlan dont le compte twitter a explosé hier. J'ai envie de lui dire « Enchanté, nous sommes les Pirates » et lui rappeler, en passant, qu'il n'y a toujours aucun document disponible en allemand... Mais je suis persuadé que son administration travaille là dessus à très grande vitesse...

Merci à tous. Il est temps d'aller à la rencontre du peuple belge et lui faire savoir que les Pirates sont là et prêts à prendre leurs responsabilités politiques avec ou sans... rhum.

Dreams and Moods

À l'aboooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooordage !

Le lien vers l'article de Geeko: ici

jeudi 19 juillet 2012

Belgium and the lack of democracy


« Particracy » is often used to comment the belgian political system. That word is used on a pejorative way and the elected persons don't like to hear that word. Unfortunately we have again an exemple of that way of defending the interest of the old belgian parties.

To be allowed to be on the lists for the next elections in octobre there are procedures to follow. One of them, if you don't have any deputee, is to collect signatures. There are two possibilities. Entering the political arena helped by other parties. Or trough another way : the citizens. I consider that way much more legitime.

As a defender of the direct democraty, this second solution looks much more fair, more legitime. We need to have the approval of the other citizens to be on the lists. What can be more democratic ? If the potentially elected person do not manage to be supported by people, how could he have voices ? Would it be useful to be on the lists ?

It's easier to have signatures from deputees ? True. But is that not entering in the political game that I do not agree with ? Is it not be redevable for a service ? Above all what would be the official political line of the other parties ? And how much would it cost later ?

In beautiful Belgium, the second solution is way from easy. Without spotting anyone I consider this mission as almost impossible. I'm not speaking about the fact of finding a hundred of persons ready to support a new candidate in town, no.

I'm speaking about the fact that the official organization of the elections did not put the official paper for the provincial elections online ! We are at 58 days of the deadline and that sheet simply does not exist ! The official administration of this country conscientiously prevent the arrival of new parties by simply blocking the access.

I have a hangover when I realize that this way of working still exists in my country in 2012. I'm disgusted that only one media has relayed the information, l'avenir. It's not only for the pirates but for every single new organization who want to take part in these elections ! We are pushed away by the big parties. We are fighting for participative democracy. We want to meet the citizens !

Without speaking of a conspiration of victimise ourselves I have to underline that the fight will be hard. But it's not a big deal. Because behind every single computer there are revolted citizens. Traditional medias are dumb ? Let's make a buzz on internet. The world has to know.

Pirates or non pirates if you are a democrate we need you ! Let the world know our situation. It's time to show the autorithies taht we are hundreds, thousands ready to tell that we know what's happening.

We want democracy. We don't want this locking of the autorithies anymore. We want the access to direct democracy. We want to show that another way to enter the elections does exist. We will cross the oceans, the seven seas and even come back from the end of sea.

Because in our souls we are all pirates ! So rise the sailings, the Jolly Roger. Starboard : Twitter. Portside : Facebook ! It's time to fight to cross the boarder that the ships of his Majesty does not want to see us pass. But we will pass. Whatever happens we will pass.

If you are on twitter please share with #hellopaul. You can find that funny way of communication here.

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !

The minister in charge of that office is Paul Furlan. @Paul_Furlan
You can find all the information on the elections in French on the belgian official website. Here. 
And the media that outspotted the information in French. Here.

#hellopaul



Dear Pirates,

Everybody knows Belgium and its famous beers. The country with three languages. The country who was at the beginning of Europe with the Netherlands and Luxemburg. The country that hosts festivals, Francorchamps or the « Concours Reine Elisabeth ». The country of the heart of modern European democracy.

The Pirate Party of this country, my country, needs your help : we want to take part in the provincial elections. Unfortunately we need one official paper for the signatures. Unfortunately they don't have this paper : they are not in time because they are afraid of us. And unfortunately it's the only paper we are allowed to use. But fortunately we are pirates !

We have to put pressure on the person in charge of that administration. That person is @Paul_Furlan on twitter. We could spam him but it would be too easy. I would prefer a funniest way of a demonstration of our movement: a hashtag ! That's why I propose #hellopaul It will show him that we are everywhere. It will show the world that the Pirates are the Pirates.

We are fighting for democracy. We are fighting for freedom. We are fighting to take part to the elections in Belgium. In less than 60 days we have to give hundreds of signatures on an official paper from the belgian administration. So Pirates from all around the world, use your fingers, use your keyboard, and use the #hellopaul

Let's be funny, let's be friends. I would like to imagine that #hellopaul in the newspapers, in the medias, on television. But I know they will not allow us. So let's do it together all around the world and let's put it as a big smile in front of all the politicians let's do it as the hashtag of the day.

And of course, your grandmother goes to toilet it's #hellopaul The trains stops it's #hellopaul The fish makes a bubble it's to say #hellopaul The water is water, the fire is fire. The #hellopaul is the #hellopaul

We are not anonymous. We are Legion. We are the pirates.

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage.

Belgium and the lack of democracy.

mercredi 18 juillet 2012

Aidez les pirates belges!


Régulièrement, la mot de « particratie » vient désigner le système politique belge. En général, son sens est plutôt péjoratif et les poils des élus s'hérissent lorsqu'ils entendent ce terme. Malheureusement, nous avons de nouveau un bel exemple de cette défense lamentable des partis historiques belges.

Pour pouvoir se retrouver sur les listes des élections communales ou provinciales du mois d'octobre prochain, il y a un certain nombre de démarches à suivre. Entre autres, la récolte des signatures. Il y a deux possibilités. Ou, rentrer dans l'arène parrainé par des élus, ou bien, arriver par la voie qui me paraît la plus légitime : la validation par les électeurs.

En tant que défenseur de la démocratie directe, cette seconde solution me paraît la plus sincère, la plus citoyenne. Pour pouvoir se présenter, les citoyens doivent avoir leur mot à dire. Quoi de plus démocratique ? Si l'élu potentiel n'est pas capable d'avoir le soutien, comment peut-il faire des voix ? Quelle serait l'utilité d'être sur les listes ?

C'est vrai qu'il est probablement plus facile d'obtenir les paraphes des élus. Mais n'est ce pas rentrer dans le jeu politique que je dénonce ? N'est-ce pas déjà se rendre redevable pour un service ? Et surtout, quelle seraient les consignes du parti de l'élu qui poserait son sceau sur le précieux sésame ? Et quel prix à payer ?

Et bien dans ce beau pays qu'est la Belgique, cette seconde solution est vivement déconseillée. Sans vouloir remettre la cause sur qui que ce soit, je ne peux que constater que c'est mission presque impossible. Je ne parle, bien entendu, pas du fait de trouver une centaine de personnes prêtes à soutenir une candidature dans une commune, non.

Je parle du fait que l'organe du gouvernement en charge des élections n'a tout simplement pas encore mis en ligne le papier officiel pour les provinciales ! Ce document, à 58 jours de la deadline, n'existe pas. Vous avez bien lu ! L'administration officielle de ce pays est tellement consciencieuse pour empêcher l'arrivée de nouveaux partis, qu'elle bloque l'accès.

Je suis écœuré de constater que dans mon pays cela se passe encore en 2012. Je suis dégoûté que seulement un média a relayé l'information, c'était l'avenir. Ce n'est pas seulement pour le RWF. Cela concerne également les pirates ! Car nous sommes clairement spoliés. Nous prônons la démocratie participative, nous voulons aller à la rencontre des citoyens !

Sans parler d'une nébuleuse ou encore de prendre le rôle de la victime, je constate que le combat va être dur à mener. Mais ce n'est pas grave, derrière chaque ordinateur, il y a des individus que cela révolte. Les médias traditionnels se taisent ? Et bien, faisons bruisser internet. Il faut que cela buzze, il faut que cela se sache.

Alors, démocrates, pirates ou non, la question n'est pas là ! Faites le savoir, faites tourner ce billet. C'est le moment de donner des coups de semonce ! Montrons aux autorités que nous sommes des centaines, des milliers, prêts à se déchaîner sur le web pour montrer que nous savons ! Et que nous nous ferons entendre.

Nous voulons de la démocratie, nous ne voulons plus des blocages institutionnels si chers aux partis traditionnels. Nous voulons l'accès à la démocratie directe. Nous voulons montrer qu'un autre chemin d'accès aux élections existe. Nous allons de toutes façons traverser les océans, les sept mers et même revenir du bout de la terre.

Car dans l'âme, nous sommes tous des pirates ! Alors, hissons les grandes voiles, le Jolly Roger. Twitter à babord, Facebook à tribord. Palsembleu ! Branle bas de combat ! Battons nous pour cet accès aux listes que les navires de Sa Majesté veulent nous interdire. Nous passerons, quoi qu'ils tentent nous passerons !

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !

Pour leur envoyer un mail directement c'est ici : elections.pouvoirslocaux@spw.wallonie.be
Si vous avez besoin d'informations concernant les élections belges http://elections2012.wallonie.be/ 
L'article "Élections provinciales: les petits partis pénalisés" du journal l'avenir est ici.

mardi 17 juillet 2012

À l'abordage!


« J'en ai marre du monde politique ! » « C'est tous des corrompus ! » « Tous les mêmes ! ». Cette phrase, je l'ai entendue des milliers de fois. Ou encore « Cela ne sert à rien de voter, de toutes façons, ça ne va rien changer. » Évidemment, il est facile de rester devant sa petite lucarne et pester dans son coin un verre dans la main.

Il y a d'autres expressions qui reviennent également de plus en plus : « On veut plus de démocratie ! », « Il faut écouter le peuple ». Parfois, certaines personnes murmurent « J'ai envie de faire quelque chose, mais je ne veux pas m'engager en politique ». Des plus téméraires osent même des « Je veux bien faire bouger les choses, mais comment ? »

Comment ? Et bien en prenant nos responsabilités. En redonnant la parole aux citoyens. En changeant la méthode de travail. En informant, en partageant, en dénonçant, mais encore en votant. Il ne faut surtout pas tomber dans le piège de l'abstention et du découragement. Le monde politique a besoin de flibustiers, et bien il faut lui en donner !

Il y a quelques mois, à part les geeks, personne n'avait entendu parler d'ACTA. Ce fameux accord rédigé dans le plus grand secret qui aurait pu passer tranquillement le cap du vote des parlementaires européen a été massivement rejeté par les élus. Une image médiatisée a fait le tour de monde : « Hello democracy goodbye acta ».

Du côté francophone, c'est essentiellement, la quadrature du net qui relayait les informations contre ce combat. Mais la guerre s'est menée dans toute l'Europe, à tous les échelons. Tiens, ce n'était pas relayé par les partis politiques, tiens, ce n'était pas présent dans les médias, tiens tiens tiens... La démocratie a quand même gagné !

C'est bien la preuve que les citoyens peuvent faire pression sur des décisions politiques majeures. Cette bataille a illustré le fait qu'une mobilisation est possible et surtout efficace. Cette démonstration de force face au silence assourdissant d'une partie du monde politique prouve qu'il y a bien des vigiles pour défendre la liberté, notre libertés, toutes nos libertés.

Au sujet d'ACTA, il faut mentionner LE parti politique et ses deux élus européens qui en avaient fait leur cheval de bataille : le Parti Pirate¹. Ce parti se répand comme une traînée de poudre depuis la Suède. Il faut se rendre compte de la puissance de feu qui peut se mettre en place. C'est un parti mondial, j'ai bien dit mondial. Aux quatre coins de la planète, des pirates se regroupent en équipages.

Au départ, c'était pour soutenir les plate-formes de téléchargement. Mais aujourd'hui, c'est pour défendre la liberté et la non-censure de l'internet ainsi que la défense de notre vie privée. Mais ce n'est que la partie immergée de l'iceberg. Le plus intéressant est la méthode de travail. Chaque pirate qui rejoint une équipe a le même poids, le même droit à la parole que les autres.

Grâce à cela toutes les idées, qu'elles paraissent farfelues, qu'elles soient avant-gardistes ou tout simplement ordinaires sont écoutées, débattues, puis remontées. Des électeurs vers les élus. Connaissez vous des partis « traditionnels » qui débattent au minimum une fois par mois avec les citoyens autour d'une table ? Le Parti Pirate¹ le fait !

Vous vous souvenez de l'Islande et de la faillite de ses banques suivies par une nouvelle constitution issue du peuple ? Et bien, ça, c'est un exemple que l'on doit suivre. Des chemins vers une nouvelle démocratie participative s'ouvrent. Les routes sont encore sinueuses ou sauvages, mais les pirates sont là.

Et ils sont près de chez vous. Partout, des équipages se montent, des hommes et des femmes qui veulent une politique différente se rencontrent pour mettre des stratégies au point. Ce sont des personnes ordinaires, des êtres humains qui se rendent compte de la force de la masse soi-disant silencieuse. Ils s'érigent en bastion contre la restriction de nos libertés et s'élancent en pionniers vers une démocratie citoyenne.

Alors, moussaillons, corsaires, boucaniers, il est temps de larguer les amarres et de hisser les voiles. Que chaque équipage vienne se mettre en ordre de navigation pour traverser les flots. Le vent de la liberté souffle et le moment est propice. Pirates de tous les pays, de toutes les régions, de toutes les communes du monde :

À l'abordage !!!!!!!!!

 1 À partir du site du Parti Pirate de Belgique, vous aurez accès à tous les pirates sur le territoire national. À travers le monde, 62 pays se sont déjà joints au mouvement.

jeudi 5 janvier 2012

Lettre ouverte à Mr Verhofstadt.


Monsieur Verhofstadt,

Hier, vous avez plaidé pour des sanctions envers la Hongrie afin de contrer les « réformes réactionnaires » adoptées par le gouvernement de Viktor Orbán.

Je vous cite : « Malheureusement, le moment est venu d'appliquer (l'article 7, ndlr) afin de protéger la démocratie et les droits fondamentaux en Hongrie et dans l'UE, et éviter de créer un précédent dangereux et de donner un mauvais exemple aux pays souhaitant rejoindre l'Union »¹

Avec quelle légitimité osez-vous venir vous mêler de la vie politique Hongroise? Pour quel défendeur de la Justice, de la Veuve et de l'Orphelin vous prenez vous? Quel genre d'Homme Politique croyez vous être ? Alors que dans votre propre Pays, dans votre propre Communauté ou Région (c'est selon), dans votre propre famille politique les principes fondateurs de l'Union Européenne sont bafoués?

Avant même oser ouvrir la bouche ou prendre votre stylo pour condamner d'autres nations souveraines, je vous demande de bien vouloir balayer devant votre porte. Et, à la limite, si vous voulez dénoncer des pratiques que vous jugez anti-européennes, ayez l'honnêteté intellectuelle de bien vouloir commencer par celles qui se déroulent dans votre Pays, dans votre commune, dans votre rue.

Lorsque vous commencerez par condamner et demander des sanctions contre :
  1. L'entrave à la liberté de circulation des personnes mise en place par votre Pays.
  2. La discrimination des minorités mis en place par votre Pays.
  3. Les appels à la délation mis en place par votre Pays.
  4. Le refus de procès équitable mis en place par votre Pays.
  5. Les centres de détentions des étrangers y compris des enfants mis en place par votre Pays.
Peut-être, j'ai bien dit peut-être, vous aurez un peu plus de crédibilité.

En attendant, je vous demande de vous occuper des habitants de votre propre Pays qui auraient bien besoin que l'Europe ouvre les yeux sur la situation déplorable dans laquelle ils se trouvent. J'aimerais que vous utilisiez votre Foi, votre goût de Justice et d'Intégration Européenne afin d'obliger votre Pays à respecter tous ses engagements envers l'Union et ses Citoyens.

En espérant que vous vous rendrez compte de l'aberration de vos propos lorsqu'on les compare à votre silence coupable lorsqu'il s'agit des blocages volontaires de votre Pays, y compris ceux que vous avez soutenus lorsque vous étiez Premier Ministre, je vous prie d'agréer mes salutations impartiales.

Nicolas Boucher

 PS L'auteur, à moitié hongrois, ne partage pas la vision politique du Fidesz et de Victor Orbán, mais c'est un autre débat.

mercredi 14 décembre 2011

Requiem pour une Société.


Qu'avons nous fait? Comment a-t-on pu en arriver là? Comment notre société peut-elle laisser tomber ses individus, ses frères, soeurs ou cousins? Comment est-il possible qu'un homme en vienne à vouloir massacrer ses semblables avant de se donner la mort? Pourquoi est-ce que cela peut arriver dans une ville festive comme Liège?

Voilà une partie des questions qui me viennent ce matin. Que cela arrive dans un pays comme les USA ne me «choque» plus autant. En effet, Michael Moore dans son film «Bowling for Columbine» m'a donné beaucoup de clés pour «comprendre». Mais chez nous, en Belgique, chez moi, chez toi, chez Noredine? Comment est-ce possible?

Dans notre petit pays paisible, où nous buvons des bières à profusion en se chamaillant sur les propos de Wafelman et sur le flamand d'un italien devenu premier ministre, dans nos contrées où les étudiants se battent pour le folklore du baptême, dans notre havre de paix où le tutoiement est de rigueur: qu'est ce qui nous a fait basculer dans ces cauchemars?

Car il y en a eu plusieurs. Ce n'est pas seulement le massacre du 13 décembre 2011qui me révolte, mais également celui du 23 janvier 2009, à Termonde. C'est chez nous, pas à l'autre bout de la planète dans un des pays rongés par l'égoïsme, la guerre ou le terrorisme. Non, c'est chez moi, chez toi, chez Noredine, chez Kim.

Je refuse de croire que ce sont des malades mentaux qui doivent être condamnés le plus sévèrement possible, je conteste le fait que ce soit à cause d'une justice laxiste envers les récidivistes qui les a laissés perpétrer leurs actes horribles. Je me demande surtout qu'est-ce qui peut pousser un homme à se lever un matin pour accomplir un acte d'une barbarie d'un autre âge.

Comment quelqu'un peut-il haïr une société au point de tuer des bébés, des femmes, des hommes, des passants? Qu'a fait ou justement n'a pas fait cette société? Qui n'a pas réussi à tendre une main salvatrice à ces être humains qui ont choisi de basculer dans l'assassinat? Quelle profonde douleur n'a pas pu être apaisée?

Aujourd'hui, j'ai mal à ma Belgique. Pas la politique qui, somme toute, est bien futile. Non, à celle qui est humaine, profondément humaine. Celle qui nous caractérise en tant que Belges. Les larmes me montent aux yeux en pensant à toutes ces familles qui ont été privées d'un membre. Mon coeur saigne pour toutes les victimes, y compris les meurtriers.

Car ils sont victimes aussi. Ils ne sont pas innocents, leurs actes sont indignes, innommables, mais Ô combien humains. Leurs tourments ont été tellement forts qu'ils ont poussé leur être à passer à l'acte. Leur désespoir, leur colère ou je ne sais quel autre ressentiment envers Nous a été le déclencheur de ces exécutions irréversibles et consternantes.

C'est accablant de voir ces gestes, leur qualification au travers de mots est presque impossible. Mais les réactions, humaines, le sont tout autant. Le racisme, la haine envers la haine, les condamnations sans remise en question sont encore plus déprimantes. Ce sont des êtres humains qui sont morts, tués par d'autres êtres humains. Au hasard, froidement, implacablement.

Est-ce une raison pour prôner la vengeance, la loi du Talion ou stigmatiser toute une population? Certainement pas. C'est plutôt le moment de se poser et réfléchir. De montrer notre Solidarité et notre Compassion envers toutes les familles en empêchant que cela arrive de nouveau. Il faut que cela serve de leçon à toute la Société, et qu'elle en tire les conclusions. Mais le veut-elle?

Nous allons dans une impasse. À force de nous américaniser nous prenons les mêmes défauts. C'est cela que nous voulons? Préférerons nous construire des écoles ou des prisons? Choisissons nous d'être solidaires ou solitaires? Ferons nous une marche blanche ou une commission pour nous donner bonne conscience? Ou préférerons nous tout simplement prier un Dieu?

Ce qui me fait peur, qui me fait trembler, c'est que la voie choisie est plutôt celle de la pendaison sans jugement, sans compréhension. Le venin de l'animosité a empoisonné le sang de mon pays, du tien, de celui de Noredine, de Kim et de tous les futurs détraqués que nous aurons nous-même créés. Bientôt, nous aussi, nous enverrons des enfants préadolescents en prison.

En écoutant Mozart, je pleure. Requiem d'une société pacifique, unie, soudée qui fait place à l'égoïsme du profit.

À lire également:
Quand le racisme se nourrit de l'émotion, de Mateusz
Un meurtrier, d'Anne Löwenthal
Mode d'emploi du petit raciste accompli, de Marie Véja

vendredi 2 décembre 2011

La manifestation de Brandon.


C'est un Brandon triomphal que j'ai eu ce matin au téléphone. Il était épuisé, mais heureux. Hier, la manifestation contre l'austérité a été un franc succès. Les médias corrompus par les banksters parlent de 50.000 personnes, mais il est persuadé qu'ils étaient au moins un million. Le peuple a prouvé que la solidarité est nécessaire.

Comme à son habitude, c'est au Germinal qu'il a commencé sa semaine de militant. Car cette fois, c'est la nation qui avait besoin de son savoir-faire. Dès dimanche soir, les meetings et réunions s'étaient enchaînées. Après de longues négociations et quelques bières bien méritées, le planning de la semaine était bouclé.

Lundi, conférence sur l'Histoire du Socialisme à l'amicale des cheminots avec le Doc. Mardi, brainstorming sur les slogans percutants. Mercredi, "tous rouches" au café des sports. Jeudi, festival de la Chanson Militante avec l'Unisson des Refrains Symphoniques Solidaires. Vendredi, soirée de préparation au finish (carapils à volonté).

Grâce aux camarades syndiqués de la S.N.C.B., Brandon et ses camarades ont opté pour le train. Au départ, ils avaient prévu de s'entasser dans son camping car, mais ils n'avaient pas réussi à nommer un Bob. Heureusement, Ayrton eut la présence d'esprit de rappeler qu'en ce jour de grève nationale, les trains roulaient.

Et oui, c'est aussi cela, l'amitié qui lie les différentes factions grévistes. Et c'est donc emmitouflés dans leurs vestes rouges qu'ils sont montés dans le train vers Bruxelles. À peine dans le wagon, Brandon se leva et entonna l'Internationale de sa voix rauque mais sensible. Ses compagnons de combat le suivirent et l'émotion fit couler sa désormais légendaire larme sur sa joue gauche.

Il était 6h54 et les doux «pshiiiiiiiiiit» des cannettes rythmaient le voyage vers la Capitale. Tout était en ordre, le gueulophone, les banderoles et surtout leur slogan était prêt. «Non Non Non Non Non». Simple, efficace et très facilement prononçable en cas de biturite aigüe. C'est d'ailleurs dans cet état qu'ils ont eu leur éclat de génie mercredi matin vers 4h08.

L'ambiance commençait tout doucement à monter, les carapils coulaient à flot. À chaque arrêt de train, des camarades venaient les rejoindre pour démontrer au Grand Capital que les 99% existent. Petit à petit, des photos commençaient à être prises, et Brandon se rappela des consignes de la section locale du Parti: "Alcool discret".

En effet, ce serait dommage que l'opinion publique pense que c'est un défilé carnavaleresque composé de chômeurs chroniques venus défendre leur pouvoir d'achat de bières. Mais Brandon avait tout prévu. Il avait laissé fermenter une infusion à base de ravini, de porto et de gueuze framboise toute la semaine.

Il s'enferma dans les toilettes, sortit son cocktail et une boîte qu'il avait chipée à Jess. Le bocal était à peine ouvert que l'alcool lui attaqua les narines. Il trempa le morceau de coton dans le récipient et attendit quelques instants. Au bout du fil pendait son nouvel éthylo-booster. Il n'était pas certain que cela fonctionnerait, mais il devait le tester.

C'est ainsi que pour la première fois de sa jeune vie, il s'introduisit un tampon imbibé d'alcool dans l'anus. Des bons souvenirs de Siegfried¹ et des policiers niçois² vinrent titiller sa libido. Il se rendit compte que cela lui donnait une érection et que marcher lui procurait beaucoup de plaisir. La journée allait être magnifique.

L'euphorie le gagnait, et il évoqua avec nostalgie les grands mouvements sociaux. Il se rappelait aussi que Mathot et Van Cau étaient les leaders de la Grande Époque. Lorsqu'il se souvint que ce sont maintenant leurs fils qui ont pris la relève, une deuxième larme est venue mourir sur sa joue gauche, en solidarité avec la première.

C'était le retour du socialisme de Papa, et il était fier et heureux de soutenir tout cela. Lorsqu'il se retrouva au milieu de la foule il se sentit porté par la mutinerie et c'est au son des «Non Non Non Non Non» qu'il levait son poing démonstratif. Il était tellement excité qu'il décida de s'éclipser et de s'enfiler la totalité des tampons dans le rectum.

Sa jouissance fut brève mais intense. Il se souvint qu'il avait envie de rouler des pelles à tout va et que toutes les filles étaient jolies. Il se réveilla, une fois de plus, entouré de policiers hilares. Il comprit à leur accent qu'il était de l'autre côté de la frontière linguistique. Il était à Zaventem, et ils allaient utiliser le dispositif mis en place pour les mules.

Brandon chanta l'Internationale avant d'ingurgiter le puissant laxatif.


¹Voir le secret de Brandon
²Voir les vacances de Brandon 

Retrouvez toutes les aventures de ce anti-héros sur sa page Brandon, le Wallon. 

Et on démarre une autre histoire....

Une page se tourne aujourd'hui avec la fin de mon blog en cet endroit. En effet, j'ai décidé de ne plus l'alimenter à cette adr...