lundi 1 septembre 2014

Et on démarre une autre histoire....

Une page se tourne aujourd'hui avec la fin de mon blog en cet endroit. En effet, j'ai décidé de ne plus l'alimenter à cette adresse. Pour diverses raisons, je préfère avoir mon propre hébergement. Je migre donc vers dreamsandmoods.be et j'ai également mis en place mon site "officiel" nicolasboucher.be. Les deux seront complémentaires et reflètent mon envie de ne plus offrir ma propriété intellectuelle à Google et FB.

Le plus grand changement qui est intervenu dans ma prise de décision est l'obtention de mon bachelor en sciences-politiques, je suis donc devenu politologue diplômé de l'Université Libre de Bruxelles. Il est vrai qu'à l'instant où j'écris ces lignes, la délibération n'a pas encore eu lieu, mais j'ai reçu les deux notes de ma seconde session qui confirment mon passage en master.

J'ai donc unilatéralement décrété qu'il peut être intéressant de recommencer à écrire des opinions. Cela ne se fera certainement pas de manière quotidienne, ni uniquement sur des événements politiques, mais mes humeurs seront toujours choisies par rapport à mes envies. Je ne renie évidemment aucune de mes publications en cet endroit. Je n'ai pas envie de tout fermer pour ne pas tuer les liens, tout simplement.

Par contre, ayant pris mes distances avec le parti pirate suite à l'accord technique avec le PTB lors des élections du 25 mai dernier, j'ai repris l'ancien habillement. Là non plus, je ne renie rien, bien entendu, cela fait partie de mes engagements, de ma vie, de mon expérience. Estimer que la norme peut-être changée, que les idées peuvent être bonnes dans chaque camp, s'élever au dessus des clivages et garder son esprit ouvert, libre, cela fait de moi, un pirate, un ulbiste, un libre penseur, c'est moi, dans toute ma simple complexité.

Comme il est d'usage, je remercie tous mes lecteurs fidèles ou non, il y a tout de même presque 30 000 pages vues... Et je vous attends dans un autre coin de la toile, pour d'autres billets, d'autres aventures, et démarrer une autre histoire.

Nico


vendredi 1 novembre 2013

Au revoir mon p'tit Berny

J'ai lu ce texte lors des funérailles de Berny,


« À l'heure où les attaques fusent de toutes part contre le folklore estudiantin, au moment où les pauvres bleus se font humilier à tel point que notre Ségolène en appelle à notre Premier Ministre, je me dois de rappeler que notre amitié a commencé dans les bas-fonds parfois malodorants de LLN. Alors que l'infâme bleu puant et innocent que j'étais avait besoin d'un guide, tu es arrivé tel le Messie pour me parrainer.

Cette bière, symbole de ton rôle, que nous avons bue ensemble nous a mené beaucoup plus loin que la courte aventure des bleusailles. Tu m'as donné des conseils pour ma vie universitaire. Peut-être, aurais-je dû mieux les suivre... Des conseils, tu en avais des tonnes. Tes explications, tes démonstrations, tes théories, voire tes pinailles -le mot est lâché-, j'en ai beaucoup entendues depuis.

Nous sommes partis en vacances, nous avons skié ensemble. Je me souviens encore de tes éclaircissements et de tes astuces pour prendre les carres alors que tes genoux n'étaient pas axés. Ah, je me rappelle de tes lumières à propos de presque tout et surtout sur des détails qui n'étaient rien, et pourtant Ô combien important à tes yeux.

Puis un jour, j'ai passé ma licence de para. Lorsque je t'ai appelé pour te dire que tu as raison que ce sport est inexplicable, extraordinaire et époustouflant, j'ai entendu ton expression souvent usitée : « Je te l'avais dit... » Je t'ai imaginé avec ton petit mouvement d'épaules, la tête légèrement penchée et tes yeux pétillant d'avoir dit vrai. Oui, tu avais raison. D'ailleurs, c'était bien connu, tu avais toujours raison. Depuis ce jour, nous avons partagé cette passion. Nous avons ri, nous avons joué, nous nous sommes jetés de cet avion. Nous étions jeunes, nous étions ces éternels « sales gamins ».

Dans ce sport. Ton sens du détail et de la sécurité s'exacerbaient. Tu excellais dans la minutie à tel point que pour venir te chercher, la grande faucheuse a dû t'attaquer sournoisement par derrière avec quelque chose que tu ne contrôlais pas. Elle t'a emmené avec d'autres membres de notre petit monde du para. Elle t'a enlevé dans ta passion, dans notre passion.

Il y a quelques jours encore, nous parlions de tes prochaines vacances au ski et d'Adrien. Kristel, j'espère que j'aurai l'occasion d'emmener la descendance de notre cher Berny sur les... descentes enneigées. Et que je pourrai lui raconter sur le télésiège les anecdotes et les rires que nous avons partagé avec son Papa.

Fanny, Benoît, Viviane, au travers de mon amitié avec votre frère, ton fils, je vous ai connus et rencontrés. Une famille chez qui la porte est toujours ouverte. J'espère que nous rirons encore de bon cœur en pensant à lui.

Les amis qui sont ici autour, les pro et les anti baptême, 22 ans après mon arrivée au Chigé2 où vous m'aviez appris le « fifrelain » et la camaraderie, je peux le dire : j'ai eu de la chance d'avoir beaucoup plus qu'un parrain de guindaille, j'ai eu un ami.

Dans ce satané avion, cet ami est parti. Cet avion dans lequel nous étions assis, ensemble, il y a 15 jours... Berny, tu es parti.

Le proverbe dit que les amis se comptent sur les doigts de la main, à partir de maintenant, je vais voir du mal à jouer au piano. »

mardi 15 octobre 2013

Lettre ouverte aux agitateurs qui croient représenter la communauté étudiante


Hier, une centaine d'étudiants de l'ULB pour les uns et une poignée pour les autres ont bloqué la tenue du CA sous prétexte que le réforme de l'ULB ferait disparaître le sens du « L » de notre institution. Mais qui sont ces gens qui fustigent la démocratie ? Qui représentez-vous ? Aucune idée, certainement pas moi.

Lorsque vous osez vous exprimer sur la pige en ces termes : «90% des étudiants sur le campus sont incapables de parler du contenu de la réforme » je me demande d'où vous sortez. Sur mon groupe FB un autre de ces défenseurs de la Démocratie parle que « tous les membres de la communauté universitaire (étudiants, travailleurs, chercheurs, professeurs) pourront s’exprimer » je vous réponds que cela a déjà été le cas.

Incapable ? Cela veut dire que je suis certainement trop con, trop bête, trop débile que pour pouvoir me forger ma propre opinion sur ce qui se passe au sein de mon alma mater. Ou alors que je fais partie de l'élite de l'élite du pays, car je me considère dans les 10 %. Cela veut également dire que notre Université est probablement mauvaise, si elle ne sait pas former ses étudiants à penser par eux-même.

Lorsque vous vous plaignez que les courriels sont tombés en juin et septembre pour que les étudiants ne puissent pas répondre, je me demande si vous avez décidé de partir faire un stage de désinformation en Corée du Nord pendant trois mois vu que vous n'aviez pas accès à internet. En quatre mois, nous n'avons pas entendu parler de vous et vous vous présentez comme les nouveaux Robin des Bois qui, vous, avez heureusement tout compris et que vous vous battez pour les pauvres (d'esprit) que nous sommes.

Ceux qui me représentent, ce sont les étudiants administrateurs qui, eux, ont été élu par la communauté étudiante. Je me suis déplacé pour voter pour des personnes qui se battent pour notre cause avec des valeurs de concertation, de dialogue et de représentativité qui correspondent à ma vision personnelle de la Démocratie.

Par contre, à vous, ce groupe de défenseur du « L » de notre Université, je pose une question : « Où étiez-vous lorsque les étudiants se sont fait spoliés par quelques illuminés du B.D.S. ? » Vous qui êtes au courant de tout, vous savez donc que depuis que ce cercle a été créé et accepté par nos autorités, l'accès au statut de « cercle politique », la mise à disposition des salles ou encore la tenue de débat sur notre campus a été très limité, dans certains cas, même interdit. Par exemple, le Parti Pirate ne peut pas être reconnu. Cela évidemment, vous l'avez passé sous silence.

Vous parlez de 1968, je réponds que nous sommes en 2013. Vos méthodes sont violentes, ringardes et indignes des défenseurs de dialogue. Au même titre que pour le Burka Bla-Bla, il est temps que le droit au débat et les valeurs défendues par tous les libres penseurs que nous sommes s'élèvent. Il faut que le chahut traditionnel se mue en un dialogue contradictoire et respecté par toutes les parties et ne soit pas pris en otage par quelques gueulards en soif de médiatisation.

Mais par dessus-tout, il est plus que temps que les prêcheurs de bonnes paroles de tous bords se souviennent que la légitimité ne s'obtient que par les urnes et que s'ils représentent quelqu'un, c'est uniquement eux-mêmes. Vous ne représentez personne d'autre que vous même, certainement pas l'ensemble des étudiants et encore moins moi-même.

Ayez le courage de vos opinions et de vos actes, car vous êtes seuls.

Nicolas Boucher, BAC3 Sciences Po.

jeudi 23 mai 2013

Au revoir, Monsieur Remacle

Cela fait des semaines que je me dis qu'il faudrait que je recommence à faire vivre mon blog. Avec toute l'actualité politique et économique, de nombreuses frustrations provoquées par les mauvaises décisions de nos dirigeants me donnaient l'envie de hurler, mais je n'ai pas pris le temps. Quelle tristesse aujourd'hui d'avoir le besoin de m'exprimer suite à un décès.

À presque quarante ans, je m'étais lancé dans le défi de reprendre des études. Pas n'importe lesquelles, non, celles qui me permettraient peut-être de changer quelque chose au sein du système ne fut-ce qu'en étant capable de l'analyser. C'est ainsi que je reçus un accueil favorable au sein de la faculté de sciences sociales et politiques de l'ULB.

Ce n'est pas tous les jours facile d'être un étudiant en jury central. C'est à dire qui suit les cours à distance et ne présente que les examens. Comme beaucoup d'étudiants, tout compte fait, c'est vrai. Mais ce n'est tout de même pas évident tous les jours de s'accrocher malgré le confort quotidien du salaire, de la famille, des amis.

Il est pourtant des professeurs qui vous donnent cette énergie pour ne jamais flancher. Des enseignants qui sont capables de transmettre leur savoir tout en vous poussant à continuer vos recherches personnelles. Il en est même qui veulent que vous soyez encore meilleur parce qu'ils croient en vos capacités.

Monsieur Remacle était de ceux là. Depuis le premier jour où je l'ai contacté pour expliquer que j'étais dans une situation particulière, depuis le tout premier mail, il m'a aidé, il m'a soutenu, il m'a encouragé. Non seulement pour réussir ses cours, mais mon parcours universitaire. Je sentais que c'était important pour lui que je réussisse.

Quand je dis réussir, ce n'est pas suffisant. Il m'a fait avancer vers des nouveaux horizons, il m'a permis de voir des nouveaux aspects, il a eu confiance en moi et dans mes travaux de politologue en formation. Il a compris que malgré mon âge, la passion était présente qu'il y avait beaucoup plus qu'une simple réussite qui m'animait.

Je suis convaincu qu'il y a d'autres professeurs de sa trempe au sein du département, de l'Université. Seulement, avec Monsieur Remacle, j'ai eu l'occasion d'échanger beaucoup. Cela faisait quatre mois qu'il me guidait quotidiennement pour les travaux pratiques, quatre mois que j'attendais avec impatience son commentaire sur mon analyse de l'actualité.

J'ai été marqué par ses encouragements à continuer. Il parvenait à tirer le meilleur de moi, c'était une relation étudiant-professeur enrichissante, épanouissante, grandissante. Chaque semaine, je ressentais la nécessité de faire mieux que la précédente. Lorsqu'il m'avait corrigé, j'avais soif d'en connaître encore plus.

Il était comme cela, ce Monsieur. Étonnamment, j'ai eu la chance de le rencontrer à Genève, à l'institut Européen. J'y ai passé un des tests avec lui. De ce rendez-vous, c'est surtout la demi-heure de discussion qui m'est restée. Le quizz n'était qu'une formalité nécessaire, mais il a pris le temps de me rencontrer.

Je suis ressorti de l'entretien prêt à encore améliorer mes travaux, à essayer d'atteindre l'excellence. Tout autant que ses courriels quotidiens, ces paroles donnaient envie d'aller plus loin. Il restait encore deux mois, mais il m'avait réconforté, conseillé, encouragé. J'avais ressenti qu'il voulait que son élève s'élève.

Je l'ai revu une dernière fois il y a dix jours. (Quelle horreur de savoir ce qu'il se cache dans le mot « dernière » que je viens d'utiliser.) Le travail final devait être rendu avant-hier, mardi. Je lui ai envoyé dans la nuit de mercredi vers 4h. À 10h30, j'avais déjà sa réponse. J'avais atteint l'objectif, pardon, nous l'avions atteint.

Cette énergie, je l'avais dépensée avec lui, pour lui. C'était plus qu'un professeur, c'était un exemple, un guide, un booster de connaissances. Au travers ce témoignage, je voulais dire à quel point c'était un grand Professeur.

Hier, je lui écrivais « Encore merci pour votre aide et l'adaptation de votre enseignement à ma situation d'étudiant en jury central. J'espère à très bientôt. » Je m'attendais à le retrouver une autre année, j'étais impatient d'encore apprendre, de le revoir, de l'entendre, de l'écouter à nouveau, de lui parler, d'échanger avec lui.

Hier soir, « à bientôt » est devenu « à jamais ».


vendredi 21 septembre 2012

8 lignes


8oyen,

Il est temps de passer à la s8. Finis les moules, c'est l'heure des 8. Pas de noir et blanc, que du super 8. Que tu t'appelles 8liam ou que tu sois geek joueur de 8, ou encore né de parents in8, que tu sois le 8ème nain, peu importe, nous sommes cosmopol8.

Sors de ton 8 clos, ne sois pas une tr8te. Ne suis pas les 8dées des 8stitis ou autres Roger Rab8. Prends ton sac 8ton et vote pour la bonne cond8 car il n'y a pas que le G8. De retour dans ton home s8 home, tu pourras boire une Brugse 8 ou te prendre une c8. Car grâce aux 800 comme toi, qui pour les pirates auront dit 8, la génération future pourra réc8er : « Veni Vidi Vic8 ».

Sur T8ter ou FB, fais du br8 : de chez toi à l'infini, c'est le 8.

13 lignes, je commande 8 ou 13 boissons?

mardi 18 septembre 2012

Ami steenkerque, il est des nôôôôôôôtres!

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Ami Steenkerque, Ami Steenkerque,
Lève ton verre, lève ton verre,
Et surtout, ne le renverse pas....

Et porte le frontibus, au nasibus, au ventribus, au sexibus, au pedibus

Et glou et glou et glou et glou....

Il est des nôôôôtres, il a bu son verre comme les ôôôôôôtres !!!!!

Je ne connais pas la, le ou les personnes qui ont taggué les affiches de campagne aujourd'hui. En tant que candidat, je sais très bien que c'est interdit. Mais je ne dis qu'une chose « les gars, appelez nous » ! Les pirates sont là pour vous, pour tous, pour Braine !

Vous en avez marre de la politique traditionnelle ? Vous avez le courage de prendre le temps d'aller peinturlurer les candidats ? C'est déjà un engagement. C'est une méthode de pirate et le navire est prêt pour partir à l'abordaaaaaaaaaaaaage !

«Si t'as des opinions, des idées, de la créativité VOTE différent,  » ! #votepirate #objectif800

Nico

lundi 10 septembre 2012

Urgent : signatures nécessaires


Il reste cinq jours au Parti Pirate de Braine-le-Comte pour trouver les signatures manquantes pour pouvoir se présenter aux élections communales. Pour rappel, si un nouveau parti désire figurer sur les listes, il a deux possibilités. La première est d'avoir l'aval de deux élus sortants. La seconde, le soutien de cent citoyens de la commune visée.

Le Parti Pirate étant un mouvement citoyen, c'est la deuxième solution qui a été choisie. Et le temps presse. Nous avons réuni les signatures pour pouvoir nous présenter pour le district provincial de Soignies, mais pas encore pour la commune. Nous cherchons donc des démocrates qui peuvent nous permettre de nous présenter.

Des démocrates ? Oui ! Accorder votre signature n'est nullement un signe d'appartenance au Parti Pirate ou une promesse de vote. C'est tout simplement nous soutenir dans notre démarche, c'est tout simplement accepter qu'une nouvelle force politique se présente, c'est finalement le signe que la démocratie fonctionne très bien.

Il « paraît » que les militants ou les proches des partis traditionnels ont des consignes pour ne pas les signer afin que nous ne puissions pas nous présenter. Nous ne savons vraiment pas si c'est une rumeur ou tout juste une excellente excuse. Mais ce n'est pas un problème : nous nous adressons à tous les citoyens qui sont prêts à nous laisser nous présenter.

Le Parti Pirate, qu'est ce que c'est ? C'est nouveau ? C'est quoi ce nom ? Sans entrer dans les détails c'est un mouvement citoyen qui arrive depuis la Suède et qui a fait 6 % aux dernières élections allemandes... Nous prônons la transparence et la démocratie liquide (un mélange entre la démocratie directe et la représentative) grâce à un outil open-source appelé liquid feedback. Et enfin une protection complète de la vie privée.

Tous les renseignements sont sur le site officiel du parti : www.pirateparty.be Saviez vous que c'est le seul parti belge, c'est à dire présent tant au nord qu'au sud du pays? C'est également le seul parti européen et mondial... Des pirates de toute la planète se rejoignent pour que les citoyens se réapproprient les décisions politiques!

Quel est le rapport avec les communales ? Et bien, la démocratie liquide et la transparence permettrait de ramener le citoyen au centre du débat. Qui sait à Braine-le-Comte que les éoliennes qui seront plantées vendront l'électricité à une intercommunale carolo qui refacturera aux brainois? Qui sait que le fameux contournement a déjà été rejeté par la région wallonne ? Qui sait que les constructions autorisées par la ville ont un réel impact sur les inondations ?

Mais pour le moment, le débat n'est pas là. Il y a urgences pour les signatures : il nous en manque environ quarante ! Donc, si vous êtes électeur inscrit sur les registres de la commune de Braine-le-Comte et que vous estimez que nous pouvons nous présenter, s'il vous plaît, contactez nous et partagez l'information! Nous voulons juste pouvoir nous présenter. Pour le moment.

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !

contact: brainelecomte@pirateparty.be ou nicolas.boucher73@gmail.com ou 0476 55 48 46

où signer : nous pouvons prendre rdv ou alors je vous envoie un mail avec les documents et je les récupère. Attention, c'est pour vendredi 14 septembre au plus tard.

vendredi 20 juillet 2012

#hellopaul or the power of the Pirates


(la version française se situe plus bas)

Pirates from all over the world,

Yesterday I've asked your help with the #hellopaul twitter hashtag of the day. Because we were missing one official paper to run for signatures.

At 10:16 am yesterday morning #hellopaul was the trend number one in Germany. Then it started to get some relays in Belgium. At the end of the afternoon we were on Geeko, the technologeek blog of Le Soir, one of the main french speaking newspaper in Belgium.

At 7:30 am this morning I received the link to the official documents from a belgian pirate. He founded it on the website of 2012 elections.

I'd like to say thank you to everyone who helped us ! Pirates, democrates, politicians, journalists, citizen. That was a huge demonstration of the power of the participative democracy we are fighting for.

I'd like as well to wish very good holidays to Mr Paul Furlan whose twitter account was burning. I'd like to tell him « How do you do: We are the Pirats » and to recall him that there is still nothing in German... But I'm sure that his administration is working very quickly on it.

Thanks to all. It's time to go and meet the belgian people to tell them that the Belgian Pirats are in town and ready to take their political responsabilities with our without... rhum.

Dreams and Moods

 The link to Geeko is here



Pirates du monde entier,

Hier, j'ai demandé votre aide avec le hashtag twitter #hellopaul parce qu'il nous manquait le papier officiel pour la récolte des signatures.

À 10h16 hier matin, #hellopaul était la tendance n°1 en Allemagne. Ensuite, il a commencé à être relayé en Belgique. À la fin de l'après-midi, nous étions sur Geeko, le blog technologeek du Soir, un des plus importants journaux francophones de Belgique.

À 7h30 ce matin, un pirate belge m'a envoyé le lien vers les documents officiels. Il l'a trouvé sur le site des élections 2012.

J'aimerais remercier tout le monde qui nous a aidé ! Pirates, démocrates, hommes politiques, journalistes, citoyens. C'était une grande démonstration de la puissance de la démocratie participative pour laquelle nous nous battons.

J'en profite pour souhaiter d'excellentes vacances à monsieur Paul Furlan dont le compte twitter a explosé hier. J'ai envie de lui dire « Enchanté, nous sommes les Pirates » et lui rappeler, en passant, qu'il n'y a toujours aucun document disponible en allemand... Mais je suis persuadé que son administration travaille là dessus à très grande vitesse...

Merci à tous. Il est temps d'aller à la rencontre du peuple belge et lui faire savoir que les Pirates sont là et prêts à prendre leurs responsabilités politiques avec ou sans... rhum.

Dreams and Moods

À l'aboooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooordage !

Le lien vers l'article de Geeko: ici

jeudi 19 juillet 2012

Belgium and the lack of democracy


« Particracy » is often used to comment the belgian political system. That word is used on a pejorative way and the elected persons don't like to hear that word. Unfortunately we have again an exemple of that way of defending the interest of the old belgian parties.

To be allowed to be on the lists for the next elections in octobre there are procedures to follow. One of them, if you don't have any deputee, is to collect signatures. There are two possibilities. Entering the political arena helped by other parties. Or trough another way : the citizens. I consider that way much more legitime.

As a defender of the direct democraty, this second solution looks much more fair, more legitime. We need to have the approval of the other citizens to be on the lists. What can be more democratic ? If the potentially elected person do not manage to be supported by people, how could he have voices ? Would it be useful to be on the lists ?

It's easier to have signatures from deputees ? True. But is that not entering in the political game that I do not agree with ? Is it not be redevable for a service ? Above all what would be the official political line of the other parties ? And how much would it cost later ?

In beautiful Belgium, the second solution is way from easy. Without spotting anyone I consider this mission as almost impossible. I'm not speaking about the fact of finding a hundred of persons ready to support a new candidate in town, no.

I'm speaking about the fact that the official organization of the elections did not put the official paper for the provincial elections online ! We are at 58 days of the deadline and that sheet simply does not exist ! The official administration of this country conscientiously prevent the arrival of new parties by simply blocking the access.

I have a hangover when I realize that this way of working still exists in my country in 2012. I'm disgusted that only one media has relayed the information, l'avenir. It's not only for the pirates but for every single new organization who want to take part in these elections ! We are pushed away by the big parties. We are fighting for participative democracy. We want to meet the citizens !

Without speaking of a conspiration of victimise ourselves I have to underline that the fight will be hard. But it's not a big deal. Because behind every single computer there are revolted citizens. Traditional medias are dumb ? Let's make a buzz on internet. The world has to know.

Pirates or non pirates if you are a democrate we need you ! Let the world know our situation. It's time to show the autorithies taht we are hundreds, thousands ready to tell that we know what's happening.

We want democracy. We don't want this locking of the autorithies anymore. We want the access to direct democracy. We want to show that another way to enter the elections does exist. We will cross the oceans, the seven seas and even come back from the end of sea.

Because in our souls we are all pirates ! So rise the sailings, the Jolly Roger. Starboard : Twitter. Portside : Facebook ! It's time to fight to cross the boarder that the ships of his Majesty does not want to see us pass. But we will pass. Whatever happens we will pass.

If you are on twitter please share with #hellopaul. You can find that funny way of communication here.

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !

The minister in charge of that office is Paul Furlan. @Paul_Furlan
You can find all the information on the elections in French on the belgian official website. Here
And the media that outspotted the information in French. Here.

#hellopaul



Dear Pirates,

Everybody knows Belgium and its famous beers. The country with three languages. The country who was at the beginning of Europe with the Netherlands and Luxemburg. The country that hosts festivals, Francorchamps or the « Concours Reine Elisabeth ». The country of the heart of modern European democracy.

The Pirate Party of this country, my country, needs your help : we want to take part in the provincial elections. Unfortunately we need one official paper for the signatures. Unfortunately they don't have this paper : they are not in time because they are afraid of us. And unfortunately it's the only paper we are allowed to use. But fortunately we are pirates !

We have to put pressure on the person in charge of that administration. That person is @Paul_Furlan on twitter. We could spam him but it would be too easy. I would prefer a funniest way of a demonstration of our movement: a hashtag ! That's why I propose #hellopaul It will show him that we are everywhere. It will show the world that the Pirates are the Pirates.

We are fighting for democracy. We are fighting for freedom. We are fighting to take part to the elections in Belgium. In less than 60 days we have to give hundreds of signatures on an official paper from the belgian administration. So Pirates from all around the world, use your fingers, use your keyboard, and use the #hellopaul

Let's be funny, let's be friends. I would like to imagine that #hellopaul in the newspapers, in the medias, on television. But I know they will not allow us. So let's do it together all around the world and let's put it as a big smile in front of all the politicians let's do it as the hashtag of the day.

And of course, your grandmother goes to toilet it's #hellopaul The trains stops it's #hellopaul The fish makes a bubble it's to say #hellopaul The water is water, the fire is fire. The #hellopaul is the #hellopaul

We are not anonymous. We are Legion. We are the pirates.

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage.

Belgium and the lack of democracy.

mercredi 18 juillet 2012

Aidez les pirates belges!


Régulièrement, la mot de « particratie » vient désigner le système politique belge. En général, son sens est plutôt péjoratif et les poils des élus s'hérissent lorsqu'ils entendent ce terme. Malheureusement, nous avons de nouveau un bel exemple de cette défense lamentable des partis historiques belges.

Pour pouvoir se retrouver sur les listes des élections communales ou provinciales du mois d'octobre prochain, il y a un certain nombre de démarches à suivre. Entre autres, la récolte des signatures. Il y a deux possibilités. Ou, rentrer dans l'arène parrainé par des élus, ou bien, arriver par la voie qui me paraît la plus légitime : la validation par les électeurs.

En tant que défenseur de la démocratie directe, cette seconde solution me paraît la plus sincère, la plus citoyenne. Pour pouvoir se présenter, les citoyens doivent avoir leur mot à dire. Quoi de plus démocratique ? Si l'élu potentiel n'est pas capable d'avoir le soutien, comment peut-il faire des voix ? Quelle serait l'utilité d'être sur les listes ?

C'est vrai qu'il est probablement plus facile d'obtenir les paraphes des élus. Mais n'est ce pas rentrer dans le jeu politique que je dénonce ? N'est-ce pas déjà se rendre redevable pour un service ? Et surtout, quelle seraient les consignes du parti de l'élu qui poserait son sceau sur le précieux sésame ? Et quel prix à payer ?

Et bien dans ce beau pays qu'est la Belgique, cette seconde solution est vivement déconseillée. Sans vouloir remettre la cause sur qui que ce soit, je ne peux que constater que c'est mission presque impossible. Je ne parle, bien entendu, pas du fait de trouver une centaine de personnes prêtes à soutenir une candidature dans une commune, non.

Je parle du fait que l'organe du gouvernement en charge des élections n'a tout simplement pas encore mis en ligne le papier officiel pour les provinciales ! Ce document, à 58 jours de la deadline, n'existe pas. Vous avez bien lu ! L'administration officielle de ce pays est tellement consciencieuse pour empêcher l'arrivée de nouveaux partis, qu'elle bloque l'accès.

Je suis écœuré de constater que dans mon pays cela se passe encore en 2012. Je suis dégoûté que seulement un média a relayé l'information, c'était l'avenir. Ce n'est pas seulement pour le RWF. Cela concerne également les pirates ! Car nous sommes clairement spoliés. Nous prônons la démocratie participative, nous voulons aller à la rencontre des citoyens !

Sans parler d'une nébuleuse ou encore de prendre le rôle de la victime, je constate que le combat va être dur à mener. Mais ce n'est pas grave, derrière chaque ordinateur, il y a des individus que cela révolte. Les médias traditionnels se taisent ? Et bien, faisons bruisser internet. Il faut que cela buzze, il faut que cela se sache.

Alors, démocrates, pirates ou non, la question n'est pas là ! Faites le savoir, faites tourner ce billet. C'est le moment de donner des coups de semonce ! Montrons aux autorités que nous sommes des centaines, des milliers, prêts à se déchaîner sur le web pour montrer que nous savons ! Et que nous nous ferons entendre.

Nous voulons de la démocratie, nous ne voulons plus des blocages institutionnels si chers aux partis traditionnels. Nous voulons l'accès à la démocratie directe. Nous voulons montrer qu'un autre chemin d'accès aux élections existe. Nous allons de toutes façons traverser les océans, les sept mers et même revenir du bout de la terre.

Car dans l'âme, nous sommes tous des pirates ! Alors, hissons les grandes voiles, le Jolly Roger. Twitter à babord, Facebook à tribord. Palsembleu ! Branle bas de combat ! Battons nous pour cet accès aux listes que les navires de Sa Majesté veulent nous interdire. Nous passerons, quoi qu'ils tentent nous passerons !

À l'abordaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaage !

Pour leur envoyer un mail directement c'est ici : elections.pouvoirslocaux@spw.wallonie.be
Si vous avez besoin d'informations concernant les élections belges http://elections2012.wallonie.be/ 
L'article "Élections provinciales: les petits partis pénalisés" du journal l'avenir est ici.

mardi 17 juillet 2012

À l'abordage!


« J'en ai marre du monde politique ! » « C'est tous des corrompus ! » « Tous les mêmes ! ». Cette phrase, je l'ai entendue des milliers de fois. Ou encore « Cela ne sert à rien de voter, de toutes façons, ça ne va rien changer. » Évidemment, il est facile de rester devant sa petite lucarne et pester dans son coin un verre dans la main.

Il y a d'autres expressions qui reviennent également de plus en plus : « On veut plus de démocratie ! », « Il faut écouter le peuple ». Parfois, certaines personnes murmurent « J'ai envie de faire quelque chose, mais je ne veux pas m'engager en politique ». Des plus téméraires osent même des « Je veux bien faire bouger les choses, mais comment ? »

Comment ? Et bien en prenant nos responsabilités. En redonnant la parole aux citoyens. En changeant la méthode de travail. En informant, en partageant, en dénonçant, mais encore en votant. Il ne faut surtout pas tomber dans le piège de l'abstention et du découragement. Le monde politique a besoin de flibustiers, et bien il faut lui en donner !

Il y a quelques mois, à part les geeks, personne n'avait entendu parler d'ACTA. Ce fameux accord rédigé dans le plus grand secret qui aurait pu passer tranquillement le cap du vote des parlementaires européen a été massivement rejeté par les élus. Une image médiatisée a fait le tour de monde : « Hello democracy goodbye acta ».

Du côté francophone, c'est essentiellement, la quadrature du net qui relayait les informations contre ce combat. Mais la guerre s'est menée dans toute l'Europe, à tous les échelons. Tiens, ce n'était pas relayé par les partis politiques, tiens, ce n'était pas présent dans les médias, tiens tiens tiens... La démocratie a quand même gagné !

C'est bien la preuve que les citoyens peuvent faire pression sur des décisions politiques majeures. Cette bataille a illustré le fait qu'une mobilisation est possible et surtout efficace. Cette démonstration de force face au silence assourdissant d'une partie du monde politique prouve qu'il y a bien des vigiles pour défendre la liberté, notre libertés, toutes nos libertés.

Au sujet d'ACTA, il faut mentionner LE parti politique et ses deux élus européens qui en avaient fait leur cheval de bataille : le Parti Pirate¹. Ce parti se répand comme une traînée de poudre depuis la Suède. Il faut se rendre compte de la puissance de feu qui peut se mettre en place. C'est un parti mondial, j'ai bien dit mondial. Aux quatre coins de la planète, des pirates se regroupent en équipages.

Au départ, c'était pour soutenir les plate-formes de téléchargement. Mais aujourd'hui, c'est pour défendre la liberté et la non-censure de l'internet ainsi que la défense de notre vie privée. Mais ce n'est que la partie immergée de l'iceberg. Le plus intéressant est la méthode de travail. Chaque pirate qui rejoint une équipe a le même poids, le même droit à la parole que les autres.

Grâce à cela toutes les idées, qu'elles paraissent farfelues, qu'elles soient avant-gardistes ou tout simplement ordinaires sont écoutées, débattues, puis remontées. Des électeurs vers les élus. Connaissez vous des partis « traditionnels » qui débattent au minimum une fois par mois avec les citoyens autour d'une table ? Le Parti Pirate¹ le fait !

Vous vous souvenez de l'Islande et de la faillite de ses banques suivies par une nouvelle constitution issue du peuple ? Et bien, ça, c'est un exemple que l'on doit suivre. Des chemins vers une nouvelle démocratie participative s'ouvrent. Les routes sont encore sinueuses ou sauvages, mais les pirates sont là.

Et ils sont près de chez vous. Partout, des équipages se montent, des hommes et des femmes qui veulent une politique différente se rencontrent pour mettre des stratégies au point. Ce sont des personnes ordinaires, des êtres humains qui se rendent compte de la force de la masse soi-disant silencieuse. Ils s'érigent en bastion contre la restriction de nos libertés et s'élancent en pionniers vers une démocratie citoyenne.

Alors, moussaillons, corsaires, boucaniers, il est temps de larguer les amarres et de hisser les voiles. Que chaque équipage vienne se mettre en ordre de navigation pour traverser les flots. Le vent de la liberté souffle et le moment est propice. Pirates de tous les pays, de toutes les régions, de toutes les communes du monde :

À l'abordage !!!!!!!!!

 1 À partir du site du Parti Pirate de Belgique, vous aurez accès à tous les pirates sur le territoire national. À travers le monde, 62 pays se sont déjà joints au mouvement.

jeudi 5 janvier 2012

Lettre ouverte à Mr Verhofstadt.


Monsieur Verhofstadt,

Hier, vous avez plaidé pour des sanctions envers la Hongrie afin de contrer les « réformes réactionnaires » adoptées par le gouvernement de Viktor Orbán.

Je vous cite : « Malheureusement, le moment est venu d'appliquer (l'article 7, ndlr) afin de protéger la démocratie et les droits fondamentaux en Hongrie et dans l'UE, et éviter de créer un précédent dangereux et de donner un mauvais exemple aux pays souhaitant rejoindre l'Union »¹

Avec quelle légitimité osez-vous venir vous mêler de la vie politique Hongroise? Pour quel défendeur de la Justice, de la Veuve et de l'Orphelin vous prenez vous? Quel genre d'Homme Politique croyez vous être ? Alors que dans votre propre Pays, dans votre propre Communauté ou Région (c'est selon), dans votre propre famille politique les principes fondateurs de l'Union Européenne sont bafoués?

Avant même oser ouvrir la bouche ou prendre votre stylo pour condamner d'autres nations souveraines, je vous demande de bien vouloir balayer devant votre porte. Et, à la limite, si vous voulez dénoncer des pratiques que vous jugez anti-européennes, ayez l'honnêteté intellectuelle de bien vouloir commencer par celles qui se déroulent dans votre Pays, dans votre commune, dans votre rue.

Lorsque vous commencerez par condamner et demander des sanctions contre :
  1. L'entrave à la liberté de circulation des personnes mise en place par votre Pays.
  2. La discrimination des minorités mis en place par votre Pays.
  3. Les appels à la délation mis en place par votre Pays.
  4. Le refus de procès équitable mis en place par votre Pays.
  5. Les centres de détentions des étrangers y compris des enfants mis en place par votre Pays.
Peut-être, j'ai bien dit peut-être, vous aurez un peu plus de crédibilité.

En attendant, je vous demande de vous occuper des habitants de votre propre Pays qui auraient bien besoin que l'Europe ouvre les yeux sur la situation déplorable dans laquelle ils se trouvent. J'aimerais que vous utilisiez votre Foi, votre goût de Justice et d'Intégration Européenne afin d'obliger votre Pays à respecter tous ses engagements envers l'Union et ses Citoyens.

En espérant que vous vous rendrez compte de l'aberration de vos propos lorsqu'on les compare à votre silence coupable lorsqu'il s'agit des blocages volontaires de votre Pays, y compris ceux que vous avez soutenus lorsque vous étiez Premier Ministre, je vous prie d'agréer mes salutations impartiales.

Nicolas Boucher

 PS L'auteur, à moitié hongrois, ne partage pas la vision politique du Fidesz et de Victor Orbán, mais c'est un autre débat.

mercredi 14 décembre 2011

Requiem pour une Société.


Qu'avons nous fait? Comment a-t-on pu en arriver là? Comment notre société peut-elle laisser tomber ses individus, ses frères, soeurs ou cousins? Comment est-il possible qu'un homme en vienne à vouloir massacrer ses semblables avant de se donner la mort? Pourquoi est-ce que cela peut arriver dans une ville festive comme Liège?

Voilà une partie des questions qui me viennent ce matin. Que cela arrive dans un pays comme les USA ne me «choque» plus autant. En effet, Michael Moore dans son film «Bowling for Columbine» m'a donné beaucoup de clés pour «comprendre». Mais chez nous, en Belgique, chez moi, chez toi, chez Noredine? Comment est-ce possible?

Dans notre petit pays paisible, où nous buvons des bières à profusion en se chamaillant sur les propos de Wafelman et sur le flamand d'un italien devenu premier ministre, dans nos contrées où les étudiants se battent pour le folklore du baptême, dans notre havre de paix où le tutoiement est de rigueur: qu'est ce qui nous a fait basculer dans ces cauchemars?

Car il y en a eu plusieurs. Ce n'est pas seulement le massacre du 13 décembre 2011qui me révolte, mais également celui du 23 janvier 2009, à Termonde. C'est chez nous, pas à l'autre bout de la planète dans un des pays rongés par l'égoïsme, la guerre ou le terrorisme. Non, c'est chez moi, chez toi, chez Noredine, chez Kim.

Je refuse de croire que ce sont des malades mentaux qui doivent être condamnés le plus sévèrement possible, je conteste le fait que ce soit à cause d'une justice laxiste envers les récidivistes qui les a laissés perpétrer leurs actes horribles. Je me demande surtout qu'est-ce qui peut pousser un homme à se lever un matin pour accomplir un acte d'une barbarie d'un autre âge.

Comment quelqu'un peut-il haïr une société au point de tuer des bébés, des femmes, des hommes, des passants? Qu'a fait ou justement n'a pas fait cette société? Qui n'a pas réussi à tendre une main salvatrice à ces être humains qui ont choisi de basculer dans l'assassinat? Quelle profonde douleur n'a pas pu être apaisée?

Aujourd'hui, j'ai mal à ma Belgique. Pas la politique qui, somme toute, est bien futile. Non, à celle qui est humaine, profondément humaine. Celle qui nous caractérise en tant que Belges. Les larmes me montent aux yeux en pensant à toutes ces familles qui ont été privées d'un membre. Mon coeur saigne pour toutes les victimes, y compris les meurtriers.

Car ils sont victimes aussi. Ils ne sont pas innocents, leurs actes sont indignes, innommables, mais Ô combien humains. Leurs tourments ont été tellement forts qu'ils ont poussé leur être à passer à l'acte. Leur désespoir, leur colère ou je ne sais quel autre ressentiment envers Nous a été le déclencheur de ces exécutions irréversibles et consternantes.

C'est accablant de voir ces gestes, leur qualification au travers de mots est presque impossible. Mais les réactions, humaines, le sont tout autant. Le racisme, la haine envers la haine, les condamnations sans remise en question sont encore plus déprimantes. Ce sont des êtres humains qui sont morts, tués par d'autres êtres humains. Au hasard, froidement, implacablement.

Est-ce une raison pour prôner la vengeance, la loi du Talion ou stigmatiser toute une population? Certainement pas. C'est plutôt le moment de se poser et réfléchir. De montrer notre Solidarité et notre Compassion envers toutes les familles en empêchant que cela arrive de nouveau. Il faut que cela serve de leçon à toute la Société, et qu'elle en tire les conclusions. Mais le veut-elle?

Nous allons dans une impasse. À force de nous américaniser nous prenons les mêmes défauts. C'est cela que nous voulons? Préférerons nous construire des écoles ou des prisons? Choisissons nous d'être solidaires ou solitaires? Ferons nous une marche blanche ou une commission pour nous donner bonne conscience? Ou préférerons nous tout simplement prier un Dieu?

Ce qui me fait peur, qui me fait trembler, c'est que la voie choisie est plutôt celle de la pendaison sans jugement, sans compréhension. Le venin de l'animosité a empoisonné le sang de mon pays, du tien, de celui de Noredine, de Kim et de tous les futurs détraqués que nous aurons nous-même créés. Bientôt, nous aussi, nous enverrons des enfants préadolescents en prison.

En écoutant Mozart, je pleure. Requiem d'une société pacifique, unie, soudée qui fait place à l'égoïsme du profit.

À lire également:
Quand le racisme se nourrit de l'émotion, de Mateusz
Un meurtrier, d'Anne Löwenthal
Mode d'emploi du petit raciste accompli, de Marie Véja

vendredi 2 décembre 2011

La manifestation de Brandon.


C'est un Brandon triomphal que j'ai eu ce matin au téléphone. Il était épuisé, mais heureux. Hier, la manifestation contre l'austérité a été un franc succès. Les médias corrompus par les banksters parlent de 50.000 personnes, mais il est persuadé qu'ils étaient au moins un million. Le peuple a prouvé que la solidarité est nécessaire.

Comme à son habitude, c'est au Germinal qu'il a commencé sa semaine de militant. Car cette fois, c'est la nation qui avait besoin de son savoir-faire. Dès dimanche soir, les meetings et réunions s'étaient enchaînées. Après de longues négociations et quelques bières bien méritées, le planning de la semaine était bouclé.

Lundi, conférence sur l'Histoire du Socialisme à l'amicale des cheminots avec le Doc. Mardi, brainstorming sur les slogans percutants. Mercredi, "tous rouches" au café des sports. Jeudi, festival de la Chanson Militante avec l'Unisson des Refrains Symphoniques Solidaires. Vendredi, soirée de préparation au finish (carapils à volonté).

Grâce aux camarades syndiqués de la S.N.C.B., Brandon et ses camarades ont opté pour le train. Au départ, ils avaient prévu de s'entasser dans son camping car, mais ils n'avaient pas réussi à nommer un Bob. Heureusement, Ayrton eut la présence d'esprit de rappeler qu'en ce jour de grève nationale, les trains roulaient.

Et oui, c'est aussi cela, l'amitié qui lie les différentes factions grévistes. Et c'est donc emmitouflés dans leurs vestes rouges qu'ils sont montés dans le train vers Bruxelles. À peine dans le wagon, Brandon se leva et entonna l'Internationale de sa voix rauque mais sensible. Ses compagnons de combat le suivirent et l'émotion fit couler sa désormais légendaire larme sur sa joue gauche.

Il était 6h54 et les doux «pshiiiiiiiiiit» des cannettes rythmaient le voyage vers la Capitale. Tout était en ordre, le gueulophone, les banderoles et surtout leur slogan était prêt. «Non Non Non Non Non». Simple, efficace et très facilement prononçable en cas de biturite aigüe. C'est d'ailleurs dans cet état qu'ils ont eu leur éclat de génie mercredi matin vers 4h08.

L'ambiance commençait tout doucement à monter, les carapils coulaient à flot. À chaque arrêt de train, des camarades venaient les rejoindre pour démontrer au Grand Capital que les 99% existent. Petit à petit, des photos commençaient à être prises, et Brandon se rappela des consignes de la section locale du Parti: "Alcool discret".

En effet, ce serait dommage que l'opinion publique pense que c'est un défilé carnavaleresque composé de chômeurs chroniques venus défendre leur pouvoir d'achat de bières. Mais Brandon avait tout prévu. Il avait laissé fermenter une infusion à base de ravini, de porto et de gueuze framboise toute la semaine.

Il s'enferma dans les toilettes, sortit son cocktail et une boîte qu'il avait chipée à Jess. Le bocal était à peine ouvert que l'alcool lui attaqua les narines. Il trempa le morceau de coton dans le récipient et attendit quelques instants. Au bout du fil pendait son nouvel éthylo-booster. Il n'était pas certain que cela fonctionnerait, mais il devait le tester.

C'est ainsi que pour la première fois de sa jeune vie, il s'introduisit un tampon imbibé d'alcool dans l'anus. Des bons souvenirs de Siegfried¹ et des policiers niçois² vinrent titiller sa libido. Il se rendit compte que cela lui donnait une érection et que marcher lui procurait beaucoup de plaisir. La journée allait être magnifique.

L'euphorie le gagnait, et il évoqua avec nostalgie les grands mouvements sociaux. Il se rappelait aussi que Mathot et Van Cau étaient les leaders de la Grande Époque. Lorsqu'il se souvint que ce sont maintenant leurs fils qui ont pris la relève, une deuxième larme est venue mourir sur sa joue gauche, en solidarité avec la première.

C'était le retour du socialisme de Papa, et il était fier et heureux de soutenir tout cela. Lorsqu'il se retrouva au milieu de la foule il se sentit porté par la mutinerie et c'est au son des «Non Non Non Non Non» qu'il levait son poing démonstratif. Il était tellement excité qu'il décida de s'éclipser et de s'enfiler la totalité des tampons dans le rectum.

Sa jouissance fut brève mais intense. Il se souvint qu'il avait envie de rouler des pelles à tout va et que toutes les filles étaient jolies. Il se réveilla, une fois de plus, entouré de policiers hilares. Il comprit à leur accent qu'il était de l'autre côté de la frontière linguistique. Il était à Zaventem, et ils allaient utiliser le dispositif mis en place pour les mules.

Brandon chanta l'Internationale avant d'ingurgiter le puissant laxatif.


¹Voir le secret de Brandon
²Voir les vacances de Brandon 

Retrouvez toutes les aventures de ce anti-héros sur sa page Brandon, le Wallon. 

samedi 19 novembre 2011

Le voyage de Brandon


C'est un Brandon réellement fatigué que j'ai eu ce matin au téléphone. Car cette semaine, il a eu l'occasion de partir en voyage en France. En effet, chaque année, avec les A.A. de Warquignies, ils partent faire un pèlerinage du côté de Lyon, à Beaujeau plus précisément. Depuis maintenant 38 ans, la tradition est respectée.

Et quand on parle de folklore ou de transmission, Brandon qui rêve de devenir prof d'histoire, est toujours le premier participant. Cette année, c'était lui qui était en charge de la sortie des A.A. Heureusement, l'organisation, ça le connaît. Lui qui jongle entre son ex et sa sœur, sa maîtresse et quelques extras, les plannings, il gère.

Pour 25 euros par personne, il y a l'aller-retour en autocar semi luxe 2 étoiles avec toilettes portables, radio-cassette. Ventes de carapils à 20 centimes d'euro durant le trajet. Sac à vomissure spécialement conçu pour les reflux liquides gracieusement fournis par le chauffeur. Départ le mercredi 18h, retour plus ou moins le vendredi aux alentours de 20h.

Grâce aux subsides de la commune, de la fondation Fabiola pour déficients mentaux et à l'office de tourisme de la ville de Beaujeau, le tarif exceptionnel leur permet également de bénéficier de trois visites de caves, le jeudi matin et après-midi, et le vendredi matin. Les participants ont le droit également à un verre collector et une bouteille de beaujolais par personne.

Il va sans dire que les 48 places ont été vendues en moins de 10 minutes et que de nombreux camarades se contenteront de fêter l'arrivée du beaujolais nouveau lors de la non moins traditionnelle soirée au café Le Germinal. Le bistrot en profite d'ailleurs pour rappeler que le rouge est non seulement la couleur du vin, mais aussi celle du sang et du socialisme.

Brandon peut être fier de lui, car la petite excursion a été un succès du début à la fin du voyage. La convivialité et la célèbre joyeuseté des habitants du borinage a de nouveau été démontrée et exportée. Tous les voyageurs sont rentrés fatigués mais très satisfaits de leur sortie annuelle. Tous ont plébiscité notre héros et ont déjà réservé leur place pour l'année prochaine.

Pourtant, tout ne fut pas facile pour notre apprenti G.O.¹ Le départ fut épique, à 18h15, la plupart des voyageurs étaient encore en train de vider leurs bières en faisant les adieux à leurs familles qu'ils avaient peur de ne jamais revoir. Mais lorsqu'ils ont vu le nombre de carapils dans les soutes, ils sont rentrés dans le car qui put finalement démarrer à 18h17.

À peine sortis de l'entité, ils savaient déjà qui paierait sa première tournée de vin. Et oui,... comme à son habitude Ghislain, dit vomito, a inauguré les nouveaux sacs à gerbe. Après les applaudissements de circonstance, il fit cul-sec avec une de ses canettes et tout était rentré dans l'ordre. Et c'est à coup de «Elle me l'avou toudis promis » que les joyeux lurons passèrent la frontière.

Vers 6H du matin, ils entrèrent dans leur Mecque du vin. Pile à l'heure pour attaquer le petit déjeuner vinifié aux raisins régionaux. Comme chaque année, c'est au bar P.M.U qu'ils furent accueillis avec leur bouteille tant espérée de la cuvée 2011. Seul, notre Ghislain dû rester dehors. Officiellement parce qu'il fumait.

Officieusement, tout le monde connaissait son surnom et il avait bien démontré chez les camarades français que son appellation contrôlée n'était pas usurpée. Mais le patron du bar se rappelait surtout de lui, parce qu'il avait essayé de trousser sa femme alors qu'elle s'était penchée pour ramasser le vomi... Et cela ne lui avait pas réellement plu, car il ne lui avait pas demandé la permission.

Après leur sustentation locale, ils attaquèrent la visite de la première cave, puis de la seconde, et ensuite tout se brouilla dans l'esprit de notre tour opérateur guindaillesque. Il se rappelle que petit à petit, l'autocar se remplissait de vin tandis que le groupe se dispersait. Des couples étranges se formaient aussi.

C'est un peu cela aussi les voyages: la découverte des autochtones, de leurs coutumes, de leurs mamelles. Tandis qu'il perdit son groupe, Brandon lui se retrouva au fond d'une cave entouré de gens tous nus. L'image d'après, il se voit en train de lécher les seins de la patronne du vignoble qui ressemblait furieusement à une de ses connaissances.

L'après trou noir fut particulier, car il s'est réveillé dans la cave, nu comme un ver en train d'embrasser une des participantes de son village: Léa, 74 ans, qui avait retiré son corset et son dentier. Plutôt que de se poser des questions embarrassantes, les jeunes amants décidèrent de boire le vin au tonneau avant de retrouver leur car du retour. L'odeur de vieille bientôt morte collait à la peau de Brandon.

Le démarrage fut beaucoup plus laborieux, car de nombreux voyageurs n'étaient pas à l'heure. La plupart d'entre eux arrivèrent dans la même fourgonnette bleue. Par chance, les policiers locaux aimaient reconduire les étrangers à la frontière et ils s'assurèrent que tout le monde était dans l'autocar vers la Belgique.

Le retour était très calme. De temps en temps, il était possible d'entendre quelques spasmes et hoquets de ceux qui avaient malencontreusement exagéré. Et pour continuer la fête, il y avait aussi Léa revivifiée qui montrait son minou en espérant que quelqu'un décide de l'honorer une nouvelle fois. Ses sourires mielleux adressés à Brandon en disaient long:

«Vivement le prochain voyage avec les Alcooliques Assoiffés de Warquignies»

¹Guindailleur Organisateur. Le terme G.O. n'a rien à voir avec celui de la marque au trident qui a déposé ce nom. L'auteur ne voulant pas de problèmes avec son ancien employeur rappelle que cette abréviation représente une fonction d'organisation de guindaille et non un faux sportif pseudo gentil qui essaie de se trouver une bourgeoise pleine de pognon.

Toues les aventures du héros sur la page Brandon, le Wallon

jeudi 17 novembre 2011

Les douleurs du temps.


Je me suis à nouveau réveillé en sursaut. Mes rêves m'emmenaient dans tes bras, et lors du retour à la réalité, ce n'était que douleur, déception et tristesse de ne pas te retrouver dans mon lit. Tu n'y seras plus jamais, et pourtant, mon inconscient m'offre encore des images de notre bonheur du fond de mes souvenirs.

Je me rappelle chacun de tes gestes, de tes sourires, de tes abandons au plaisir lors de nos étreintes. Je me souviens de chaque endroit où nous avons fait l'amour, de l'intensité de nos unions et de l'entente de nos cœurs qui ont toujours battu à l'unisson. Et la douleur de t'avoir perdu me rappelle à quel point je t'aime encore.

Le monde entier veut faire croire que le temps panse les blessures, mais mes cicatrices sont purulentes et ne pourront jamais se refermer. C'est une brûlure qui détruit mon âme et me rend amer. Je n'ai jamais pu te montrer à quel point je t'aimais, et je regrette péniblement tous ces mots que j'ai gardé au fond de moi.

Le temps n'apaise en rien. Celui-ci n'est qu'une mesure qui nous permet de voir défiler les années qui séparent la naissance de la mort. Une échelle qui permet de savoir où nous en sommes dans l'avancement de notre vie. Une norme qui définit le sablier de notre existence. Un moyen de nous rappeler nos erreurs, et de nous montrer que nous ne pourrons jamais les corriger. Une dague qui s'enfonce dans nos blessures en nous rappelant les douleurs infligées par le temps.

Je ne sais pas si tu penses encore à moi, et je ne veux pas le savoir. J'aimerais simplement pouvoir me dire que tu es heureuse loin de mes bras, et que tu as trouvé tout l'Amour que tu mérites, que ton cœur si grand a trouvé ce beau Prince que tu attendais depuis tellement longtemps. Prince que je n'ai pas pu être pour toi.

Je pense qu'au fond de moi, je savais que tu partirais, et que c'est la raison pour laquelle que je n'ai jamais voulu m'ouvrir à toi. Et tu m'as quitté. Sur la pointe des pieds, tu es sortie de ma vie de la même manière que tu y entrée : avec discrétion et finesse. Tout en enfouissant dans mon âme la marque impérissable d'un Amour profond et sincère.

Jamais, Ô grand jamais, je n'aurais pensé un seul jour que tous les sentiments que j'ai eu pour toi dureraient aussi longtemps, que je serais torturé pendant des mois, des années, des décennies, pour le reste de ma vie. L'amour est aveugle, dit-on souvent, mais cette fois, j'ai été aveugle devant l'Amour. Je n'ai pas voulu voir la chance que j'ai eue de te rencontrer, et pourtant, chaque jour, mes yeux s'ouvrent un peu plus sur la vérité du passé.

Lorsque je vois à quel point mon attachement pour toi ne s'est pas effiloché et l'intense déchirement qui en découle, le terrible tourment de souffrance qui m'envahit souvent, je ne peux que réfléchir à l'ironie de la situation, car je sais pertinemment que j'ai brisé de nombreuses idylles... Et avec toi, je me suis détruit en n'osant pas faire le pas que tu attendais tellement de moi: te parler de mon Amour pour toi.

Aujourd'hui, je suis en train de t'écrire une lettre que tu ne liras pas. Des mots inutiles, des phrases vaines qui n'ont de seul but que d'apaiser un peu le chagrin qui me ronge. C'est avec beaucoup d'amertume qu'il faut que je plonge dans la dérision, et me rendre compte que le séducteur que je suis, moi qui ai toujours eu du mal à donner l'exclusivité dans une relation : je n'ai jamais pu aimer aussi fort que je ne t'Aime, toi.

Une éternité après nos conversations, j'entends encore au fond de ta voix, l'attente d'un geste, d'une confirmation, d'une ébauche de réponse à la passion qui nous unissait. Lorsque tu m'en parlais, je balbutiais, je bégayais, je mentais. Jamais ces mots n'ont pu sortir de ma bouche, et pourtant, ils se bousculaient au fond de mon palais.

En ne te disant rien, je voulais te protéger. Mais à force de ne rien dire, de me cacher derrière le mur du silence, je t'ai laissée t'en aller, t'envoler vers d'autres horizons. Comme une délivrance, je t'ai vu déployer tes ailes et voguer vers ce que tu recherchais : la stabilité, la raison, la construction. Peut être que si à cet instant, je t'avais pris la main, tu serais restée.

Peut être que si à ce moment, je t'avais crié ce que j'avais au fond de mes tripes, tu aurais compris à quel point tu avais un amoureux auprès de toi. Si j'avais juste ouvert les yeux pour que tu puisses y plonger ton regard, tu aurais pu voir au fond de mon âme que tu es la plus belle femme au monde. Si à cet instant précis, tu t'étais retournée, tu aurais vu les larmes qui coulaient sur mes joues.

Mais je t'ai laissé partir, j'ai ouvert ma paume dans laquelle tu avais précieusement placé ton coeur, en me demandant de le protéger, de le faire battre quand il en avait besoin, de l'écouter chanter quand j'étais malheureux. Tu l'as repris avec toi, et ce jour, le mien s'est arrêté. Ce jour là, je me suis éteint, en silence. Depuis, je me retrouve avec mes balafres et mes lésions.

Aujourd'hui, je survis dans les douleurs du temps.

mardi 15 novembre 2011

Tertous debouts et découverts.


En marchant dans les rues de Louvain-la-Neuve, je me souviens de ma tendre jeunesse. Comme à l'époque, des calottés se baladent bras-dessus, bras-dessous tout en chantant des douces missives orgiaques. Il y a toujours ces traditionnelles chopes dans les mains, de l'entraide pour le camarade qui vomit ou encore le rappel à l'ordre pour faire moins de bruit.

En repassant dans ma ville étudiante, je ne peux m'empêcher d'aller faire un tour chez Denis des Halles, et vérifier que sa Primus est toujours aussi... édifiante. En rentrant dans la MDS, 20 ans après y avoir été baptisé¹, ce sont des énormes mouches qui nous accueillent avec des comitards en plein nettoyage de fin de quinzaine.

Cette odeur typique de lendemain de soirée me tire encore et toujours une larme de nostalgie. C'est cette relève brave et généreuse qui, de derrière le bar, s'excuse d'avoir un peu mal nettoyé les asticots du baptême et que donc les créatures volantes ont envahi les lieux. Aurais-je eu l'honneur de rencontrer Romu si le folklore estudiantin n'avait pas été transmis?

C'est en goûtant une bonne vieille pils à 1€ dans le bâtiment dans lequel j'ai subi « une longue suite de brimades plus pénibles les unes que les autres, destinées à nous soumettre les uns par rapport aux autres en m'humiliant le plus possible au vu de tous. Le but étant donc de me martyriser pour me rendre soit disant solidaire. »² que j'eus une pensée pour Laurent Louis.

Et oui, notre célèbrissime député Nivellois, désire que tous les baptêmes et autres bizutages soient interdits. J’extrapole certainement, mais je présume que la prison à vie en position de gueule en terre serait un moindre mal pour tout poil puant qui oserait hurler sur une jeune vierge chétive fraîchement sortie de sa rhétorique.

Mais où ce jeune homme a-t-il fait de ses études? Sait-il sincèrement à côté de quoi il est passé? Où alors, était-ce lui le fameux accidenté de l'humiliation? Était-ce lui, l'étudiant tombé de quatre étage enroulé dans un matelas qui a fini dans un tonneau d'acide? A la suite de quoi il a dû se faire recouvrir les brûlures avec de la crème d'orties...

Cette même crème spécialement et délicatement posée par la langue de Miss Malvira et ses verrues sur le nez. Alors, que justement celle-ci étant lesbienne et en voyant des noisettes poilues s'est mise à hurler et à demander la miséricorde de Dieu et de tous les saints tout en se flagellant avec sa ses fils barbelés qu'elle rangeait autour de sa cuisse?

C'est donc lui, cet étudiant brimé par des Poils qui à la vue de ce spectacle ont demandé à Mal "gouine" vira... de l'épiler avec des bandes enduites de cire chaude et arrachées à l'aide d'une pince électrique tout en ayant les lunettes faites de yeux de porc. Alors que lui était obligé de chanter le célèbre opéra de Tchaikovski avec à-fond de pénitence à chaque erreur?³

Ou alors, est-ce peut être l'infâme bleu ayant trouvé la mort à l'épreuve de la sorcière? En effet, après être passé par le tribunal et s'être fait guillopiné, il n'avait pas réussi à se défaire des 30 kilos de chaînes dans lesquelles il avait été emprisonné avant d'être jeté dans le lac de Louvain-la-Neuve alors que la clé était dans son anus. Il serait donc revenu sous forme de député pour se venger?³

J'ai eu plus de chance à mon baptême, j'ai appris le goût de choses que je n'ai jamais remis dans ma bouche depuis. J'ai rencontré des filles belles et... moins belles. Nous avons fêté, nous avons chanté, mais nous avons aussi galéré. Nous avons appris la solidarité, le travail et l'échec aussi. Mais dans la joyeuseté et la camarederie.

Plus sérieusement, je ne sais pas ce qu'aurait été ma vie si je n'avais pas été baptisé. Mon parrain de l'époque est devenu un ami de 20 ans. Nous sommes toujours en contact avec les comitards du chigé2, je joue au golf avec un copain de la BW ou je reste en contact avec des Centraliens. Et surtout, je revois beaucoup de monde au Lovaniensis Scientificus Ordo.

Pour quelques heures, je remets ma calotte, je revois mes amis. Nous ripaillons comme avant. Bien que je sois entièrement d'accord avec le commandeur Lélé qui dit que le folklore ne sert à rien, je ne voudrais pas qu'on me le retire. Chanter, danser, boire et puis rire depuis 20 ans. Ce n'est pas cela la vie?

Lorsque je repasse à la MDS et que je vois que ces jeunes étudiants transmettent ce même folklore qui m'a donné tant d'amis, de copains et qui m'a également permis de rencontrer l'Amour, je ne peux que leur souhaiter autant de plaisir que j'en ai eu. En me retournant sur ma vie, j'aurais regretté que quelqu'un m'empêche de faire cela, surtout que cela n'est pas obligatoire.

Pourtant, moi aussi, j'ai été humilié, ivre, rasé et tondu. Paradoxalement, ce n'était certainement pas pendant les épreuves de mon baptême que j'ai le plus souffert, non, c'était durant celles de la vie. Malheureusement, celles de la vie, ne vous ramènent pas autant d'amis. Vous les perdez plutôt petit à petit. Tandis que pendant le baptême, haaaaaa, le baptême... c'est l'inverse, vous en gagnez.

Alors, Monsieur Laurent Louis, non, il ne faut pas l'interdire. Je préférerais vous inviter à venir nous rejoindre. Non pas pour vous faire passer les épreuves, non, bien sûr. Juste à venir vous rafraîchir le gosier, et à venir écouter une guindaille, et nous entendre entonner de vibrantes chansons.

Camarades, camarades, camarades! Tertous debouts et découverts pour un vibrant...

¹L'auteur, qui est baptisé Chigé2 en octobre 91, a été délégué Mère-Casier et Café-Théâtre, et également vice-président.
³Une fois de plus, l'auteur se rend compte que ces situations totalement fugaces et complètements dramatiques ne sont que les reflets profondément débiles sorties d'un esprit dérangé. Le saltimbanque que je suis n'a pas pu s'empêcher de mettre le député en scène. Il espère également Monsieur Laurent Louis aura de l'humour et de la pitié pour les bouffons ou qu'en cas de procès Monsieur le Juge sera un ancien baptisé.

Et on démarre une autre histoire....

Une page se tourne aujourd'hui avec la fin de mon blog en cet endroit. En effet, j'ai décidé de ne plus l'alimenter à cette adr...